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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

cupées par l’Empereur qu’après la conclusion dela paix. Les événements de Venise semblaient dé-roger un peu à ces conditions, et l’Autriche s’étaithâtée d’y déroger plus formellement de son côté,en faisant occuper les provinces vénitiennes del’Istrie et de laDalmatie. Bonaparte ferma les yeuxsur cette infraction aux préliminaires, pour s’épar-gner les récriminations à l’égard de ce qu’il avaitfait à Venise et de ce qu’il allait faire dans les îlesdu Levant. L’échange des ratifications eut lieu àMontebello, près de Milan , le 5 prairial (24mai).Le marquis de Gallo, ministre de Naples à Vienne ,était l’envoyé de l’Empereur. Après l’échange desratifications, Bonaparte conféra avec M. de Gallo,dans l’intention de le faire renoncer à l’idée d’uncongrès à Berne , et de l’engager à traiter isolémenten Italie , sans appeler les autres puissances. Lesraisons qu’il avait à donner, dans l’intérêt mêmede l’Autriche , étaient excellentes. Comment laRussie et l’Angleterre, si elles étaient appelées àce congrès, pourraient-elles consentir à ce quel’Autriche s’indemnisât aux dépens de Venise ,dont elles-mêmes convoitaient les possessions?C’était impossible, et l’intérêt même de l’Autri-che , autant que celui d’une prompte conclusion,exigeait que l’on conférât sur-le-champ, et en Italie .M. de Gallo, homme spirituel et sage, sentait laforce de ces raisons. Pour le décider, et entraînerle cabinet autrichien, Bonaparte fit une concessiond’étiquette à laquelle le cabinet de Vienne atta-chait une grande importance. L’Empereur crai-gnait toujours que la république ne voulût rejeterl’ancien cérémonial des rois de France , et n’exi-geât l’alternative dans le protocole des traités.L’Empereur voulait toujours être nommé le pre-mier, et conserver à ses ambassadeurs le pas surles ambassadeurs de la France. Bonaparte , quis’était fait autoriser par le Directoire à céder surces misères, accorda ce que demandait M. de Gallo.La joie fut si grande, que, sur-le-champ, M. deGallo adopta le principe d’une négociation séparéeà Montebello, et écrivit à Vienne pour obtenir despouvoirs en conséquence. Mais le vieux Thugut ,fatigué, humoriste, tout attaché au système an-glais , et offrant à chaque instant sa démission, de-puis que la cour, influencée par l’archiduc Charles,semblait abonder dansun système contraire, Thugut avait d’autres vues. Il voyait la paix avec peine;les troubles intérieurs de la France lui donnaientdes espérances auxquelles il aimait encore à selivrer, quoiqu elles eussent été si souvent trom-

peuses. Bien qu’il en eût coûté a l’Autii^ 1 ® ^ etcoup d’argent, beaucoup de fausses dénw r ^^ j eSune guerre désastreuse, pour en a ^] ies , r u )lt

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émigrés, la nouvelle conspiration deconcevoir à Thugut l’idée de différer la COIlC ca icü'de la paix. II résolut d’opposer des lenteurs ‘ .

lées aux instances des plénipotentiaires n ( ; ril fil désavouer le marquis de Gallo, et fi 1 P^un nouveau négociateur, le général -maj° r „r

Meeweldt, pour Montebello. Ce n ®S° CI j. e ^é'arriva le 1 CT messidor (19 juin), et demanda ^cution des préliminaires, c’est-à-dire la » ^ c odu congrès de Berne. Bonaparte , inclig n ® t U 3

changement de système, fit une répliq ue l’ijit-

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vives. Il répéta tout ce qu’il avait déj

; * * - ,.possibilité d’obtenir de la Russie et de 1 , oS é h’ sl’adhésion aux arrangements dont on avait P

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bases à Léoben ; il ajouta qu’un congés e ^^j C nlrait de nouvelles lenteurs, que deux ra0lS ^o^’déjà écoulés depuis les préliminaires deque, d’après ces préliminaires, la paix d 6Ÿ j e^ econclue en trois mois, et qu’il serait imP° „ 5 lc jla conclure dans ce délai si on appelai 4 p)rpuissances. Ces raisons laissèrent encor e ^iifnipotentiaires autrichiens sans répons 6, c s ade Vienne parut céder, et fixa les <I aC

Udine, dans les provinces vénitiennes , ^ Je.le lieu de la négociation fût plus raPP^sid 01Vienne. Elles durent recommencer le ^

(1 er juillet). Bonaparte , que des soins d ll »^ pO |Kimportance retenaient à Milan , au md iel1 e t t] 1 ' 1velles républiques qu’on allait fonder’ ^ n c

d’ailleurs tenait à veiller de plus près a °' t tir L ' r

laiss 6r ‘, l2l .t

ments de Paris , ne voulait pas se laia °~ yiitiê 11 '.'inutilement à Udine , pour y être joue P» r

Il y envoya Clarke, et déclara qu’il ne s j ^ pi

de sa personne que lorsqu’il serait contai

la nature des pouvoirs donnés aux deux

leurs, et par leur conduite dans la nég oC », jl 1,e

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la bonne foi de la cour de Vienne . En ^ ^

se trompait pas. Le cabinet de Vienne , P| u ^po ' 1

que jamais par les misérables agents de la ^ p 3 i'

royaliste, se flattait qu’il allait être disp 6 » e t^ . r>:„(,ct0ir 6

une révolution, de traiter avec

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fit remettre des notes étranges dans l’etat

Ces notes à la date du 50 " yo rVieil * 1

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lait s en tenir rigoureusement aux ‘

(18 juillet), portaient que la cour de

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Berne ; que le délai de trois mois, uw P al ^ p<liminaires pour la conclusion de la P a,v ’

et par conséquent traiter de la Pf 1 * rt >. _ . _rirx mois, ~