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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

envoyé deux fois à Londres dans les premierstemps de la révolution ; il avait été bien reçu parPitt, et avait acquis une grande connaissance ducabinet anglais . Il était donc très-propre à repré-senter la France à Lille . Il s’y rendit avec ses deuxcollègues, et ils y arrivèrent en même temps quela légation anglaise. Ce n’est pas ordinairement-dans les conférences publiques que se font réelle-ment les affaires diplomatiques. Les négociateursanglais , pleins de dextérité et de tact, auraientvoulu voir familièrement les négociateurs français ,et avaient trop d’esprit pour éprouver aucun éloi-gnement. Au contraire, Letourneur et Pléville LePeley , honnêtes gens, mais peu habitués à la di-plomatie, avaient la sauvagerie révolutionnaire :ils considéraient les deux Anglais comme deshommes dangereux, toujours prêts à intriguer età tromper, et contre lesquels il fallait être en dé-fiance. Ils ne voulaient les voir qu’officiellement,et craignaient de se compromettre par toute autreespèce de communication. Ce n’était pas ainsi qu’onpouvait s’entendre.

Lord Malmesbury signifia ses pouvoirs, où lesconditions du traité étaient laissées en blanc, et

demanda quelles étaient les conditions de la France .Les trois négociateurs français exhibèrent les con-ditions, qui étaient, comme on pense bien, unmaximum fort élevé. Ils demandaient que le roid’Angleterre renonçât au titre de roi de France ,qu’il continuait de prendre par un de ces ridiculesusages conservés en Angleterre; qu’il rendît tousles vaisseaux pris à Toulon , qu’il restituât à laFrance, à l’Espagne et à la Hollande, toutes lescolonies qui leur avaient été enlevées. En échangede tout cela, la France, l’Espagne et la Hollanden’offraient que la paix, car elles n’avaient rienpris à l’Angleterre. Il est vrai que la France étaitassez imposante pour exiger beaucoup ; mais toutdemander pour elle et ses alliés, et ne rien don-ner, c’était renoncer à s’entendre. Lord Malmes-bury , qui voulait arriver à des résultats réels, vitbien que la négociation officielle n’aboutirait àrien, et chercha à amener des rapprochements plusintimes. M. Maret, plus habitué que ses collèguesaux usages diplomatiques, s’y prêta volontiers;mais il fallut négocier auprès de Letourneur et dePléville Le Peley pour amener des rencontres auspectacle. Les jeunes gens des deux ambassadesse rapprochèrent les premiers, et bientôt les com-munications furent plus amicales. La France avaittellement rompu avec le passé depuis la révolution,

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qu’il fallait beaucoup de peine pour ^rs.

dans ses anciens rapports avec les autres p u J

On n’avait rien eu de pareil à faire l’ann®^^ ^ 13dente, parce qu’alors la négociation ne ‘. cC n?sincère, on n’avait guère qu’à éluder; n1 ‘. jj () n 5année, il fallait en venir à des gt

efficaces et bienveillantes. Lord Mali »® ssonder M. Maret pour l’engager à une ne D ^jyllparticulière. Avant d’y consentir, M. M® 1 ®* / r ,irà Paris pour y être autorisé par le min iste ^p üçais. Il le fut sans difficulté, et sur-le' c ^| a iS'entra en pourparlers avec les négociateurs jj a s,

Il n’était plus question de contester lesni de discuter sur la nouvelle position d aIlS la Hollande se trouvait par rapport à l» s dcSmais l’Angleterre voulait garder quelque-’'principales colonies qu’elle avait conqu* j t }t

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la Hollande se trouvait par rapport à 1 » g d cS

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s’indemniser, soit des frais de la guerre*concessions qu’elle nous faisait. Ellerendre toutes nos colonies, elle consent» 1renoncer à toute prétention sur Saint-" . in» 11 ’et à nous aider à y établir notre domin»^ ^ jpl'elle prétendait s’indemniser aux dépens pa 5lande et de l’Espagne . Ainsi elle ne v °* c )le srendre à l’Espagne l’îlc de la Trinité, de"tait emparée, et qui était une colonie *° r A"'

l’entrée de la Iïier cn |c' , ^ f5

tante par sa position à

tilles; elle voulait, parmi les possessio" s )|(

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aux Hollandais, garder le cap de Bonne- ^,,5.qui commande la navigation des deux

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Trinquemale, principal port de l’d eelle voulait échanger la ville de Neg»P‘ ll '‘ c foi» ^côte de Coromandel contre la ville et )e ntP fl .Cochin sur la côte de Malabar, établis^ ^ ii"^cieux pour elle. Quant à la renonci» nfflaiS .^Lilde roi de France , les négociateurs a q ^it 1’^taient, à cause de la famille royale ,

disposée à la paix, et dont il fall alt en lc' aS isvanité. Relativement aux vaisseaux ^ ^Toulon , et qui déjà avaient été éq lI1 P e . eUÎ - de ÿà l’anglaise, ils trouvaient trop ignorn 1 ^ uiil^fjlrendre, et offraient une indemnité de 'Malmesbury donnait pour raison à 1 • ^jf ^ne pouvait rentrer à Londres après ^^5rendu, et n’avoir conservé au P ell P gan ,r et ilcune des conquêtes payées de son < f^ite

trésors. Pour prouver d’ailleurs samontra toutes les instructions secreM. Ellis, et quique Pitt avait d’obtenir la paix,méritaient d’être débattues.

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