437
DIRECTOIRE (1797).
b eail e Constance survenue tout à coup donnad’avantage aux négociateurs français ,et a réunion des flottes espagnole, hollandaiseHi^we à Brest , réunion qui dépendait du pré-
(le q C ° U P de vent qui éloignerait l’amiral Jervis^ an ger IX ’ * ^ ri ê^ eterre ava ' 1 a redouter un autrel f r ai) ' Le Portugal, effrayé par l’Espagne et la(le lr *?’ Ve nait d’abandonner son antique allié, etdu t t „ i ! tcr i avec la France . La condition principaleinterdisait de recevoir à la fois plus de
Six
tra,t éluii
Wnj^eaux armés, appartenant aux puissancesp 1( ; c ? eran tes. L’Angleterre perdait donc ainsi sastation dans le Tage. Ce traité inattendu
'“''Hé r as arrac Ler la Trinité; quant au cap dedit .'Espérance, qui était l’objet le plus impor-
fit:,, 111 à débattre les conditions définitives. On
tt
«0;
tî!lt > il f ‘
HolL ut enfin convenu qu’il serait restitué à lai^nis 1 ma ‘ s a une condition expresse, c’est quea * rance ne profilerait de son ascendantI rlande pour s’en emparer. C’est là ce quel’iiv 0 j r eicrr e redoutait le plus. Elle voulait moins^ c 1(1î ^ Üe nous l’enlever; et la restitution en futn 1 a la condition que nous ne l’aurions ja-ll '" lilt ait US ~ ril< ^ ules ‘ Q uaiU à Trinquemale, qui en-Hifég ^ P° ssess i° n de Ceylan, il devait êtrel’ait ' Cs Anglais, toutefois avec l’apparencedt<> 1 ' tl(! ® rr ' a tiv e . Une garnison hollandaise devaitX/Vec une garnison anglaise ; mais il était^“soirç ( l Ue ce serait là une formalité purementi , Ct ( l ue ce port resterait effectivementa ' s ’ Quant à l’échange de Cocliin contre
tu f“ la Ul,
’“ s 19 l )QUr lant une condition sine qua non.
étaient acceptés pour les vais-|. ra| ice - S , a l'oulon. Quant au titre de roi deNeli’ eta ' 1 convenu que, sans l’abdiquer* >retl (lre tïlent ’ I e roi d’Angleterre cesserait de leT <d<s.’
l ' 0l >8 r k ' U ie Point où s’étaient arrêtées les préten-( l“i éi ai e , Clpl ' 0 ffues des négociateurs. Letourneur,7Plé vi |/ eslé seul avec M. Maret depuis le départI'®®, (5 ta . L Lo l'eley, appelé au ministère de la ma-* >Uc ' a tion ^ ïnS Une complète ignorance de la né-|' l| llité ( ;„ i | eCrète - M. Maret le dédommageait de sa1 % ] es u ' cédant tous les honneurs extérieurs,r ' llos °s de représentation, auxquels cet'""fit f' a j t 0lln ® te et facile tenait beaucoup. M. Maretl* 1 direct 1 ' 911 de tous les détails de la négociationap tai, Çe ° lr ®> et attendait scs décisions. Jamaiset ^ Angleterre n’avaient été plus près de
se concilier. Il était évident que la négociation deLille était entièrement détachée de celle d’Udine ,et que l’Angleterre agissait de son côté sans cher-l cher à s’entendre avec l’Autriche .
La décision à prendre sur ces négociations devaitagiter le Directoire plus que toute autre question.La faction royaliste demandait la paix avec fureursans la désirer; les constitutionnels la voulaientsincèrement, même au prix de quelques sacrifices;les républicains la voulaient sans sacrifices, et sou-haitaient par-dessus tout la gloire de la république.
Us auraient voulu l’affranchissement entier de l’Ita-lie , et la restitution des colonies de nos alliés,même au prix d’une nouvelle campagne. Les opi-nions des cinq directeurs étaient dictées par leurposition. Carnot et Barthélemy votaient pour qu’onacceptât les conditions de l’Autriche et dé l’Angle-terre ; les trois autres directeurs soutenaient l’o-pinion contraire. Ces questions achevèrent debrouiller les deux partis du Directoire . Barras re-procha amèrement à Carnot les préliminaires deLéoben, dont celui-ci avait fortement appuyé laratification, et employa à son égard les expressionsles moins mesurées. Carnot, de son côté, dit, àpropos de ces expressions, qu’il ne fallait pasopprimer l’Autriche ; ce qui signifiait que, pourque la paix fût durable, les conditions devaienten être modérées. Mais ses collègues prirent fortmal ces expressions, et Rewbell lui demanda s’ilétait ministre de l’Autriche ou magistrat de la ré-publique française. Les trois directeurs, en rece-vant les dépêches de Bonaparte, voulaient qu’onrompît sur-le-champ, et qu’on reprît les hostilités.Cependant, l’état de la république, la crainte dedonner de nouvelles armes aux ennemis du gou-vernement, et de leur fournir le prétexte de direque jamais le Directoire ne ferait la paix, décidè-rent les directeurs à temporiser encore. Us écri-virent à Bonaparte qu’il fallait combler la mesurede la patience, et attendre encore jusqu’à ce quela mauvaise foi de l’Autriche fût prouvée d’unemanière évidente et que la reprise des hostilitéspût être imputée à elle seule.
Relativement aux conférences de Lille , la ques-tion n’était pas moins embarrassante. Pour laFrance , la décision était facile, puisqu’on lui ren-dait tout; mais pour 1 Espagne qui restait privéede la Trinité, pour la Hollande qui perdait Trin-quemale, la question était difficile à résoudre.Carnot, que sa nouvelle position obligeait à opinertoujours pour la paix, volait pour l’adoption de