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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

ces conditions, quoique peu généreuses à l’égardde nos alliés. Comme on était très-mécontent de laHollande et des partis qui la divisaient, il conseil-lait de l’abandonner à elle-même, et de ne plus semêler de son sort ; conseil tout aussi peu généreuxque celui de sacrifier ses colonies. Rewbell s’em-porta fort sur cette question. Passionné pour lesintérêts de la France , même jusqu’à l’injustice, ilvoulait que, loin d’abandonner la Hollande, on serendît tout-puissant chez elle, qu’on en fît uneprovince de la république; et surtout il s’opposaitde toutes ses forces à l’adoption de l’article par le-quel la France renonçait à posséder jamais le capde Bonne-Espérance . Il soutenait, au contraire,que cette colonie et plusieurs autres devaient nousrevenir un jour, pour prix de nos services. Il dé-fendait, comme on voit, les intérêts des alliés,pour nous, beaucoup plus encore que pour eux.Larévellière,qui, par équité, prenait leurs intérêtsen grande considération, repoussait les conditionsproposées, par des raisons toutes différentes. Ilregardait comme honteux de sacrifier l’Espagne ,qu’on avait entraînée dans une lutte qui lui étaitpour ainsi dire étrangère, et qu’on obligeait, pourprix de son alliance, à sacrifier une importante co-lonie. Il regardait comme tout aussi honteux desacrilier la Hollande, qu’on avait entraînée dans lacarrière des révolutions, du sort de laquelle ons était chargé, et qu’on allait à la fois priver de sesplus riches possessions, et livrer à une affreuseanarchie. Si la France , en effet, lui retirait samain, elle allait tomber dans les plus funestes dés-ordres. Larévellière disait qu’on serait responsablede tout le sang qui coulerait. Cette politique étaitgénéreuse ; peut-être n’était-elle pas assez calculée.Nos alliés faisaient des pertes; la question était desavoir s’ils n’en feraient pas de plus grandes encontinuant la guerre. L’avenir l’a prouvé. Mais lestriomphes de la France sur le continent faisaientespérer alors que, délivrée de l’Autriche , elle enobtiendrait d’aussi grands sur les mers. L’abandonde nos alliés parut honteux; on prit un autre parti.On résolut de s’adresser à l’Espagne et à la Hol-lande pour s’enquérir de leurs intentions. Ellesdevaient déclarer si elles voulaient la paix, auprix des sacrifices exigés par l’Angleterre; et,dans le cas où elles préféreraient la continuationde la guerre, elles devaient déclarer en outrequelles forces elles se proposaient de réunir pourla défense des intérêts communs. On écrivit à Lille que la réponse aux propositions de l’Angleterre

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ne pouvait pas être donnée avant d’avoirles alliés. plé-

Ces discussions achevèrent de brouille 1 ’ c j )Ctement les directeurs. Le moment de la cata ^approchait; les deux partis poursuivai eI ^ ^marche, et s’irritaient tous les jours davan jjcommission des finances dans les Cinq-C ell * s ^retouché ses mesures, pour les faire a ^jj s posi'Anciens avec quelques modifications. Les ^

tions relatives à

la trésorerie avaient ete ■

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des

ment changées. Le Directoire devait tou] ^ g ,ter étranger aux négociations de valeurs, .

confirmer ni abroger la distinction de 1 01 je-et de l’extraordinaire, il était décidé to ii-penses relatives à la solde des armées aura *. eI) t dé'jours la préférence. Les anticipations eta^ ^fendues pour l’avenir, mais les anticipa 11 jjfSfaites n’étaient pas révoquées. Enfin, le s n °^ ta ir ||tdispositions sur la vente des biens national ^grreproduites, mais avec une modificatn> n .tante : c’est que les ordonnances des i rllI1)S f j S ei>les bons des fournisseurs devaient être Ppayement des biens, comme les bons c 1 »quarts. Ces mesures, ainsi modifiées, a \ sadoptées ; elles étaient moins subvers’ ^moyens du trésor, mais très-dangereuses ^Toutes les lois pénales contre les prêti®* i eabolies ; le serment était changé en une s* [ s°claration par laquelle les prêtres d écla ,^ va i t P 1,Ssoumettre aux lois de la république, fl 11 „j J 1 ’ 3encore été question des formes du c" tpi 115cloches. Les successions des émigrés n e , <Je souvertes en faveur de l’État, mais e* 1 a ^jjgéc®parents. Les familles qui déjà avaient ® te . i])0J ii il | cde compter à la république la part p atl eC eV° lf

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des presbytères était suspendue. Enfin Je ^

l’institut 1 ®” ur 8

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d’un fils ou d’un parent émigré allai eI11une indemnité en biens patrimoniau*- j

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portante de toutes les mesures, l’instit— j 0garde nationale avait été votée en q ue O jnpo slt '',sur les bases exposées plus haut. La c

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de cette garde devait se faire par v° ie ^ j ÿS gioC’était sur cette mesure que Pichegr" pi

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comptaient le plus pour l’exécution ^jets. Aussi avaient-ils fait ajouter un ar ^, (lequel le travail de cette organisation j 3 Jn 1 ’

mencer dix jours après la publient ' 0111 ^pi AIls étaient ainsi assurés d’avoir bientê 4garde parisienne, et avec elle tous les 111vendémiaire. I g fjiV

Le Directoire, de son côté, convainc"

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