Band 
Tome II.
Seite
439
JPEG-Download
 

459

DIRECTOIRE (1797).

fte nce

du péril,

f at jo n i JCl u ) et supposant toujours une conspi-n, en P r âte à éclater, avait pris l’attitude la plusa rtt) i* Çante - Augereau n’était pas seul à Paris . Lesr aiJ ^ C , s ®tant dans l’inaction, une foule de géné-, ajo r e ^ e nt accourus. On y voyait le chef d’état-llu^de Hoche, Cherin, les généraux Lemoine,av^i Crt > qui commandaient les divisions quiét a ; Gtlt Marché sur Paris ; Kléber et Lefebvre, quia Vait en congé ; enfin Bernadotte, que Bonaparteà p^oyé pour porteries drapeaux qui restaient

heti]

enter

au Directoire . Outre ces officiers supé-

la w,’ Qes officiers de tout grade, réformés depuisSi» | 1( ; ct '°n des cadres, et aspirant à être placés,p 0s ^ a,1 daient en foule dans Paris , tenant les pro-lité dp ^ Us menaçants contre les conseils. Quan-vi|) C ' évolutionnaires étaient accourus des pro-° s Pér • Coninie ds faisaient toujouVs dès qu’ilstOUg ent u n mouvement. Outre tous ces symp-tie a ’ ^ a direction et la destination des troupes(itaip Uva ‘ ent plus guère laisser de doute. Elles0(j tou jours cantonnées aux environs de Reims .(|„ e 6 disait que si elles avaient été destinées uni-Coi|[j nt Pour l’expédition d’Irlande , ellesauraient«éj 0ür ® ieur marche sur Brest , et n’auraient pas( ja ( , jj ,le dans les départements voisins de Paris ;«é r , 6r . ;i < | ,cile ne serait pas retourné à son quartiere av u i , ,( l u enfin on n’aurait point réuni autant de>Ui Ss i o e Pour une expédition maritime. Une com-ei iqu ét eta > t restée chargée, comme on a vu, d’uner ectoj r ^ d’un rapport sur tous ces faits. Le Di-^i'iieatj 11 aVa * 1 donné à cette commission que des^li e , n j 0,18 très-vagues. Les troupes avaient étélUir Ulï nees ) disait-il, vers une destination éloignée,du ^ du général Hoche, qui tenait cet ordre

ton,

< 1 ,

tre ctoi re

stit,

et elles n’avaient franchi le rayon

tl °nnel que par l’erreur d’un commissaireo.*, Mais les conseils avaient répondu, parfus ^ e 'hcliegru, que les troupes ne pouvaientS|| p U| ( . tr unsportées d’une armée à une autre,l>ùtiér a j St , ln fde ordre d’un général en chef ; que lel|< ‘ p 0u ® v ait tenir ses ordres de plus haut; qu’ilU * es recevoir du Directoire que par l’in-( |p U ’^ du ministre de la guerre; que le mi-ÿué c a guerre Pétiet n’avait point contre-ü uh e , (v 01 re ; que, par conséquent, le générale Ufi n ai . 1 a ëi sans une autorisation en forme ;'° a éi 0 j Sl ^es troupes avaient reçu une destina-p arc l>e e dd es devaient poursuivre leur

° S °hs(‘i'v P as s’agglomérer autour de Paris .,Vî **t fi e ^ at i°ns étaient fondées, et le Directoire ° n nes raisons pour n’y pas répondre.

Les conseils décrétèrent, à la suite de ces obser-vations , qu’un cercle serait tracé autour de Paris ,en prenant un rayon de douze lieues; que des co-lonnes indiqueraient sur toutes les routes la cir-conférence de ce cercle, et que les officiers destroupes qui le franchiraient seraient considéréscomme coupables de haute trahison.

Mais bientôt de nouveaux faits vinrent augmen-ter les alarmes. Hoche avait réuni ses troupes dansles départements du Nord, autour de Sedan et deReims, à quelques marches de Paris , et il en avaitacheminé de nouvelles dans la même direction. Cesmouvements, les propos que tenaient les soldats,l’agitation qui régnait dans Paris , les rixes desofficiers réformés avec les jeunes gensqui portaientles costumes de la jeunesse dorée, fournirent àWillot le sujet d’une seconde dénonciation. Ilmonta à la tribune, parla d’une marche de troupes,de l’esprit qui éclatait dans leurs rangs, de la fu-reur dont on les animait contre les conseils, et, àce sujet, il s’éleva contre les adresses des arméesd’Italie , et contre la publicité que leur avait don-née le Directoire . En conséquence, il demandaitqu’on chargeât les inspecteurs de la salle de prendrede nouvelles informations, et dç faire un nouveaurapport. Les députés, dits inspecteurs de la salle,étaient chargés de la police des conseils, et parconséquent tenus de veiller à leur sûreté. La pro-position de Willot fut adoptée, et, sur la proposi-tion de la commission des inspecteurs, on adressale 17 thermidor (4 août) au Directoire plusieursquestions embarrassantes. On revenait sur la na-ture des ordres en vertu desquels avait agi le gé-néral Hocbe. Pouvait-on enfin expliquer la naturede ces ordres? Avait-on pris des moyens de faireexécuter l’article constitutionnel qui défendait auxtroupes de délibérer?

Le Directoire résolut de répliquer par un mes-sage énergique aux nouvelles questions qui luiétaient adressées, sans accorder cependant les ex-plications qu’il ne lui convenait pas de donner.Larévellière en fut le rédacteur; Carnot et Bar-thélemy refusèrent de le signer. Ce message futprésenté le25 thermidor (10 août). Il ne contenaitrien de nouveau sur le mouvement des troupes.Les divisionnaires qui avaient marché sur Paris ,disait le Directoire , avaient reçu les ordres du gé-néral Hoche, et le général Hoche ceux du Direc-toire. L’intermédiaire qui les avait transmis n’étaitpas désigné. Quant aux adresses, le Directoire di-sait—que le sens du mot délibérer était trop vague