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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

Po§(g yi f

c er eve l'un de ses amis, elle espérait les pla-pj r il s Us > c t devenir leur Égérie. Elle voyait lesqi,- j^. aux quels était exposé cet ordre de chosesde t * eta ' 1 devenu cher; elle recevait les hommesPi'év US ^ es l lai t ‘ s ; elle les entendait et pouvaitaetive lr 1111 el* 00 prochain. Elle était généreuse,H e ’ C H° ne pouvait rester étrangère aux événe-dc$ 0 *’. et ‘1 était naturel quelle cherchât à userilj s '“fluence pour réunir des hommes qu’aucundju ll “ent profond n’éloignait. Elle réunissaitDej s Satl salon les républicains, les constitution-vioi ’ GS eUcflyens; elle tâchait d’adoucir lales 6 discussions, en s’interposant entrel | oii^ IriOUl ’ s ~Pr°P 1 ' e s avec le tact d’une femmelieyj, et supérieure. Mais elle n’était pas plusf(i C o, eUs ? îu’on ne l’est ordinairement à opérer des°l*Po at * 0ns de partis, et les hommes les plusE|[ e s commençaient à s’éloigner de sa maison.îiij Ss j o ler cha à voir les membres des deux com-î* 18 n ° mm ées pour répondre au dernier mes-lüii U directoire. Quelques-uns étaient consti-’fi'o n ltle l s ,tels que Thihaudeau, Émery, Simeon,iadu^'ducoudray, Portalis ; on pouvait par eux'itppo Sur la rédaction des deux rapports ; et ces8 aVaienl Ulle grande importance, car ils

<iuille d * « rép ° ’ ’

Par e j| e ® la ël se donna beaucoup de mouvement

" ll r» Cet Ses amis. Les constitutionnels désiraient

Uiajg facilement, car ils sentaient le danger;

ra Pprochement exigeait de leur part des

k Pin GS était difficile de leur arracher. Si

des ® c '°*re avait eu des torts réels, avait pris

^ Vo cat 8Ules cou pables, on aurait pu négocier laSv ee(j e l ° n 'I e certaines mesures, et faire un traitév ai Se Sa crifices réciproques ; mais, sauf la mau-S( ùai| “duite privée de Barras, le DirectoireNï ,duii , en majorité, avec autant de zèle,(l e | e entent à la constitution, qu’il était possible“ct e “ e sirer. On ne pouvait lui imputer aucun. ditii • Ura * re > aucune usurpation de pouvoir,é'ttil l e n ‘ strat ion des finances, tant incriminée,p'iicru l j ésu ltat forcé des circonstances. Le chan-l: ' s a<] Pe ° S “dnistres, le mouvement des troupes,‘X armées, la nomination d’Auge-

H | i||l0n Ça lCUt ^ CS scu l s faits qu’on pût citer comme( l ‘ s | n .^ U(les l ,1 tentionsredoulables. Maisc’étaient( 5l 'ge r; et U ! ,ons devenues indispensables par le( laiig er 11 fallait faire disparaître entièrement|l,J,| r u Vo ; Gn reil( lanl la majorité au Directoire ,^ Ca Utin!!_ C ^°l t d’exiger qu’il renonçât à cesconstitutionnels, au contraire,

ui ous. Lç,

avaient appuyé les nouveaux élqs dans toutesleurs attaques, ou injustes ou indiscrètes, etavaient seuls à revenir. On ne pouvait donc rienexiger du Directoire , et beaucoup des constitution-nels, ce qui rendait l’échange des sacrifices im-possible, et les amours-propres inconciliables.

Madame de Staël chercha, par elle et ses amis,à faire entendre que le Directoire était prêt à toutoser, que les constitutionnels seraient victimes deleur obstination, et que la république serait perdueavec eux. Mais ceux-ci ne voulaient pas revenir,refusaient toute espèce de concessions, et deman-daient que le Directoire allât à eux. On parla àRewbell et à Larévellière. Gelui-ci, ne repoussantpas la discussion, fit une longue énumération desactes du Directoire , demandant toujours, à chacunde ces actes, lequel était reprochable ? Les interlo-cuteurs étaient sans réponse. Quant au renvoid’Augereau, et à la révocation de toutes les me-sures qui annonçaient une résolution prochaine,Larévellière et Rewbell furent inébranlables, nevoulurent rien accorder, et prouvèrent, par leurfermeté froide, qu’il y avait une grande détermi-nation prise.

Madame de Staël , et ceux qui la secondaientdans sa louable mais inutile entreprise, insistèrentbeaucoiip auprès des membres des deux commis-sions, pour obtenir qu’ils ne proposassent pas demesures législatives trop violentes, mais surtoutqu’en répondant aux griefs énoncés dans le mes-sage du Directoire , ils ne se livrassent pas à desrécriminations dangereuses et irritantes. Tous cessoins étaient inutiles, car il n’y a pas d’exemplequ’un parti ait jamais suivi des conseils. Dans lesdeux commissions, il y avait des clichyens quisouhaitaient, comme de raison, les mesures lesplus violentes. Ils voulaient d’abord attribuer spé-cialement au jury criminel de Paris la connais-sance des attentats commis contre la sûreté ducorps législatif, et exiger la sortie de toutes lestroupes du cercle constitutionnel; ils demandaientsurtout que le cercle constitutionnel ne fit partied’aucune division militaire. Cette dernière mesureavait pour but d’enlever le commandement de Paris à Augercau, et de faire par décret ce qu’on n’avaitpu obtenir par voie de négociation. Ces mesuresfurent adoptées par les deux commissions. MaisThibaudeau et Tronçon-Ducoudray, chargés defaire le rapport, l’un aux Cinq-Cents, l’autre auxAnciens, refusèrent, avec autant de sagesse quede fermeté, de présenter la dernière proposition..