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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

On y renonça alors, et on se contenta des deux j lant avec assurance et douceur, ilpremières. Tronçon-Ducoudray fit son rapport le 1 quelques questions : — Carnot, lui dit-il ^3 fructidor (20 août), Thibaudeau le 4. Ils répon- j as-tu jamais entendus faire une propos> tl0 ^ ^dirent indirectement aux reproches du Direc- ; tendit à diminuer les attributions des conse * t j ( V

augmenter les nôtres, à compromettre la c ° ation de la république? — Non, répondit

lui

oow®quia

toire, et Tronçon-Ducoudray, s’adressant aux An-ciens, les invita à interposer leur sagesse et leurdignité entre la vivacité des jeunes législateurs desCinq-Cents et la susceptibilité des chefs du pouvoirexécutif. Thibaudeau s’attacha à justifier les con-seils, à prouver qu’ils n’avaient voulu ni attaquerle gouvernement, ni calomnier les armées. Il re-vint sur la motion de Dumolard à l’égard de Ve-nise . Il assura qu’on n’avait point voulu attaquerles héros d’Italie ; mais il soutint que leurs créa-tions ne seraient durables qu’autant qu’elles au-raient la sanction des deux conseils. Les deux me-sures insignifiantes qui étaient proposées furentadoptées, et ces deux rapports, tant attendus, nefirent aucun effet. Ils exprimaient bien l’impuis-sance à laquelle s’étaient réduits les constitution-nels, par leur situation ambiguë entre la factionroyaliste et le Directoire , ne voulant pas conspireravec l’une ni faire de concessions à l’autre.

Les clichyens se plaignirent beaucoup de l’in-signifiance de ces rapports, et déclamèrent contrela faiblesse des constitutionnels. Les plus ardentsvoulaient le combat, et surtout les moyens de lelivrer, et demandaient ce que faisait le Directoirepourorganiserla garde nationale. C’était justementce que le Directoire ne voulait pas faire, et il étaitbien résolu à ne pas s’en occuper.

Carnot était dans une position encore plus sin-gulière que le parti constitutionnel. Il s’était fran-chement brouillé avec les clichyens en voyant leurmarche; il était inutile aux constitutionnels, etn’avait pris aucune part à leurs tentatives de rap-prochement, car il était trop irritable pour se ré-concilier avec ses collègues. 11 était seul, sansappui, au milieu du vide, n’ayant plus aucun but;car le but d’amour-propre qu’il avait d’abord euétait manqué, et la nouvelle majorité qu’il avaitrêvée était impossible. Cependant, par une ridi-cule persévérance à soutenir les vœux de l’opposi-tion dans le Directoire , il demanda formellementl’organisation de la garde nationale. Sa présidenceau Directoire allait finir, et il profita du temps quilui restait pour mettre cette matière en discussion.Larévellière se leva alors avec fermeté, et n’ayantjamais eu aucune querelle personnelle avec lui,voulut l’interpeller une dernière fois, pour le ra-mener, s il était possible, à ses collègues; lui par-

avec embarras. — Nous as-tu, reprit Lareve

jamais entendus, en matière de finances, de S 11 '

ne

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fût

de diplomatie, proposer une mesure q UI t - e5 tconforme à l’intérêt public? Quant à ce fi ul

personnel, nous as-tu jamais entendus ou

dii» 1 'ni s G®

nuer ton mérite, ou nier tes services? Rep“' -jetu t’es séparé de nous, as-tu pu nous accU ^ etmanquer d’égards pour ta personne? Ton a ^a-t-il été moins écouté, quand il nous a p arU j j3 ré'et sincèrement proposé? Pour moi, ajout*

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vellière, quoique tu aies appartenu à une - 5

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qui m’a persécuté, moi et ma famille, t’ai-j e ■I ^jjt

Non, non,r e P iaEh bieu_„ d#

montré la moindre haine?

Carnot à toutes ces questions. _

Larévellière, comment peux-tu te dét aC

' a bi> se '

nous, pour te rattacher à une faction qui Vjjque.qui veut se servir de toi pour perdre la rép ,lD

ci»'il« s

qui veut te perdre après s’être servie de toj>

llièreles P 1

te déshonorera en te perdant? — La rêveploya les expressions les plus amicales et cpressantes, pour démontrer à Carnot 1 eI> '

le danger de sa conduite. Rewbell et Barra® 0 ; r ,firent violence à leur haine. Rewbell , p ar al)1 i s 'Barras, par facilité, lui parlèrent presque !”irri‘ cr

Mais les démonstrations amicales ne font q ucertains orgueils : Carnot resta froid,tous les discours de ses collègues, ren ,°. h ' r ati fl|1chement sa proposition de mettre enl’organisation de la garde nationale. Les <■ va |n'levèrent alors la séance, et se retirèrent ^cus, comme on l’est si facilement ^ anS , ta jt d’ aCsions, que leur collègue les trahissait et ecord avec les ennemis du gouvernement- lu 1Il fut arrêté que le coup d’État portera*^ ^ vet sur Barthélemy comme sur les principbres des conseils. Voici le plan auquel °*| l0 û'définitivement. Les trois directeurs er°y al ^r 1 ’ 1jours que les députés de Clichy avaient ^ri-de la conspiration. Us n’avaient acquis Ÿ gll eeux, ni contre Pichegru , aucune preuy e c girqui permît les voies judiciaires. U d a ' lS

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ployer la voie d’un coup d’État. Us aV ^ j a qii eles deux conseils une minorité décidée, ^ i( l|l!se rattacheraient tous les hommes inceila demi-énergie irrite et éloigne, tl ue