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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

prochaine et inévitable domination des prétoriens!Pourquoi fallait-il qu’une faction perfide eût obligéla révolution à invoquer l’appui des baïonnettes !Les députés ainsi poursuivis se retirèrent, les unschez le président Lafond-Ladebat, les autres dansune maison voisine. Ils y délibéraient en tumulte,et s’occupaient à faire une protestation, lorsqu’unofficier vint leur signifier l’ordre de se séparer. Uncertain nombre d’entreeuxfurentarrètés:c’étaientLafond-Ladebat, Barbé-Marbois , Tronçon-Ducou-dray, Bourdon de l’Oise, Goupil de Préfeln, etquelques autres. Ils furent conduits au Temple, oùdéjà les avaient précédés les membres des deuxcommissions.

Pendant ce temps, les députés directoriaux s’é-taient rendus au nouveau lieu assigné pour la réu-nion du corps législatif. Les Cinq-Cents allaient àl’Odéon, les Anciens à l’école de médecine. Il étaitmidi à peu près, et ils étaient encore peu nom-breux ; mais le nombre s’en augmentait à chaqueinstant, soit parce que l’avis de cette convocationextraordinaire se communiquait de proche en pro-che, soit parce que tous les incertains, craignantde se déclarer en dissidence, s’empressaient de serendre au nouveau corps législatif. De moments enmoments, on comptait les membres présents; etenfin, lorsque les Anciens furent au nombre decent vingt-six, et les Cinq-Cents au nombre dedeux cent cinquante et un, moitié plus un pour lesdeux conseils, ils commencèrent à délibérer. Il yavait quelque embarras dans les deux assemblées,car l’acte qu’il s’agissait de légaliser était un coupd’État manifeste. Le premier soin des deux conseilsfut de se déclarer en permanence, et de s’avertirréciproquement qu’ils étaient constitués. Le députéPoulain-Grandpré, membre des Cinq-Cents, pritle premier la parole. « Les mesures qui ont été» prises, dit-il, le local que nous occupons, tout» annonce que la patrie a couru de grands dan-» gers, et qu’elle en court encore. Rendons grâcea au Directoire : c’est à lui que nous devons le» salut de la patrie. Mais ce n’est pas assez que le» Directoire veille ; il est aussi de notre devoir dey> prendre des mesures capables d’assurer le salut» public, et la constitution de l’an m. A cet effet,» je demande la formation d’une commission de» cinq membres, a

Cette proposition fut adoptée, et la commissioncomposée de députés dévoués au système du Direc-toire. C’étaient Sieyes , Poulain-Grandpré, Villers,Chazal et Boulay de la Meurtlie. On annonça, pour

six heures du soir, un message du Dire ® 10 . 1 ^ ] adeux conseils. Ce message contenait le r ® C 'pj re c-conspiration, telle qu’elle était connue du stoire, les deux pièces fameuses dont nousdéjà parlé et des fragments de lettres trouvesles papiers des agents royalistes. Ces pièces l(tenaient que les preuves acquises; elles]' r °que Pichegru était en négociation avec I e ^ în c-

dant, qu’Imbert-CoIomès correspondait avec ^ ^

kembourg, que Mersan et Lemerer eta ' L .aboutissants de la conspiration auprès des .^jde Clichy , et qu’une vaste association Aa r0 ' 1 '

de roy J

s’étendait sur tou te la France . Il n’y

avait' pa s r

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très noms que ceux qui ont déjà ete

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pièces firent néanmoins un grand effet.

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tant la conviction morale, elles prouvai®- [tj|j-possibilité d’employer les voies judiciaires, j,i

suffisance des témoignages directs et p° sl c®commission des cinq eut aussitôt la P ar 0 ^j vC d fSmessage. Le Directoire n’ayant pas Finit 1,1 . • Ja

propositions, c’était à la commission des ^ Jii

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prendre ; mais cette commission avait ie i> pDirectoire, et allait proposer la légalisât* 0d’État convenu d’avance. Boulay de l® 1 c 0 iU'chargé de prendre la parole au nom c *° 0 [ 11 pafî r1 . 0mission, donna les raisons dont on aCC .^ s , r- 1 *'habituellement les mesures extraordinaire!!'sons qui, dans la circonstance, étaient m - 1 tr° l î'sement trop fondées. Après avoir dit q u 0 l j.jvail placé sur un champ de bataille» fi 11 t) s 3 ' ,sprendre une mesure prompte et décisive ^ 5 pif‘ rverser une goutte de sang, réduire les ,,051'teurs à l’impossibilité de nuire, il

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lions projetées. Les principales consista 1

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nuler les opérations électorales de f l ua ^ s ] 3 tif'^départements, à délivrer ainsi le corps l®r ^5 I edéputés voués à une faction, et à chois’ 1 ’ or icf‘nombre, les plus dangereux, pour 1® S é>:Le conseil n’avait presque pas le choix- S>,!mesures a prendre; la circonstance n e" , £) et 10pas d’autres que celles qu’on lui p r °P°Directoire d’ailleurs avait pris une te ® paft* equ’on n’aurait pas osé les lui refuser- . 1 eflottante et incertaine d’une assemble® ’ ^. t é d® 5nergie soumet toujours, était rangée 0 yo®directoriaux, et prête à voter tout ce fidraient. Le député Chollet demandait c r o

. examiner ce pu

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un délai de douze heures pour 1

positions; le cri aux voix! lui imposa s**- ^ y t $ivse borna à retrancher quelques individus <■® ^ d®

de déportation, tels que Thibaudeau, P° u