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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797)

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à l’instant où il fut exécuté; que le Direc-en effrayant la faction royaliste, avait déjàa lui imposer; qu’en s’obstinant à faire lepréparé l’usurpation mili-

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Par l’exemple de la violation des lois. Mais,: nous l’avons déjà dit, la faction royalistedu " lnl unidée que pour un moment; à l’arrivéef^P^nliain tiers elle aurait infailliblement toutvil 6 ? é > et emporté le Directoire . La guerre ci-P j <!ut alors été établie entre elle et les armées.| e "«'ectoire, en prévenant ce mouvement et enet l! ri ®ant à propos, empêcha la guerre civile,’ S *1 se mit par là sous l’égide de la puissance

militaire, il subit une triste mais inévitable né-cessité. La légalité était une illusion à la suited’une révolution comme la nôtre. Ce n’est pas àl’abri de la puissance légale que tous les partispouvaient venir se soumettre et se reposer; il fal-lait une jouissance plus forte, pour les réprimer,les rapprocher, les fondre, et pour les protéger touscontre l’Europe en armes : et cette puissance,c’était la puissance militaire. Le Directoire , par le18 fructidor, prévint donc la guerre civile, et luisubstitua un coup d’Ëtat , exécuté avec force, maisavec tout le calme et la modération possibles dansles temps de révolution.

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CHAPITRE XXV.

j^'aa'ces du 18 fructidor. — Nomination de Merlin de Douai et de François de Neufchàteau en remplacement desli 6p * ^‘‘'ecteurs déportés. — Révélations tardives et disgrâce de Moreau. — Mort de Hoche. — Remboursement des deux— 1-°' contre les ci-devant nobles. — Rupture des conférences de Lille avec l’Angleterre. — Confé-Travaux de Bonaparte en Italie ; fondation de la république cisalpine; arbitrage entre la Valteline■sons, constitution ligurienne ; établissements dans la Méditerranée. — Traité de Campo-Formio. — Retour de

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^ art ' e à Paris ; fête triomphale.

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<lt s * ^ fructidor jeta la terreur dans les rangslré s lst es. Les prêtres et les émigrés, déjà ren-g^ h( j etl 8 r and nombre, quittèrent Paris et lesW wl Vi,les > pour regagner les frontières. Ceuxv eai. Uetlt Prêts à rentrer, s’enfoncèrent de nou-

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Allemagne et en Suisse . Le Directoireetre réarmé de toute la puissance révolu-Mu s ]Parla loi du 19, et personne ne voulait"liqjy r aver. Il commença par réformer les ad-c hu n „ rat *°us, ainsi qu’il arrive toujours à chaqueI | roao n m , etlt (le système, et appela des patriotesaier^ j Ces à la plupart des places. Il avait à nom-Vt d^ Ules les fonctions électives, dansquarante-l>ca u Partemen ts, et il pouvait ainsi étendres ahs_ ^ f Son influence, et multiplier ses parti-d e(i ° n Premier soin devait être de remplacerMl etV* lr . ecteurs , Carnot et Barthélemy. Rew-: ' v nii, s - ar évellière, dont le dernier événementV ° U ^»ent 8Ulièrement augmenté l’influence, ne’ku* ^ P as qu’on pût les accuser d’avoir exclueurs collègues, pour rester maîtres du( ' àl Su l ,_|^ Tient - fis exigèrent donc que l’on deman-c 'dianip au corps législatif la nomination

de deux nouveaux directeurs. Ce n’était point l’avisde Barras , et encore moins d’Augereau. Ce géné-ral était enchanté de la journée du 18 fructidor,et tout fier de l’avoir si bien conduite. En se mê-lant aux événements, il avait pris goût à la poli-tique et au pouvoir, et avait conçu l’ambition desiéger au Directoire . Il voulait que les trois direc-teurs, sans demander des collègues au corps lé-gislatif, l’appelassent à siéger auprès d’eux. Onne satisfît point à cette prétention, et il ne luiresta d’autre moyen pour devenir directeur qued’obtenir la majorité dans les conseils. Mais il futencore déçu dans cet espoir. Merlin de Douai , mi-nistre de la justice, et François de Neufchàteau ,ministre de l’intérieur, l’emportèrent d’un assezgrand nombre de voix sur leurs concurrents. Mas-séna et Augereau furent, après eux, les candidatsqui réunirent le plus de suffrages. Masséna en eutquelques-uns de plus qu Augereau. Les deux nou-veaux directeurs furent installés avec l’appareilaccoutumé. Ils étaient républicains, plutôt à lamanière de Rewbell et de Larévelîièrc, qu’à lamanière de Barras; ils avaient d’ailleurs d’autres

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