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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

habitudes et d’autres mœurs. Merlin était un juris-consulte; François de Neufchâtcau un homme delettres. Tous deux avaient une manière de vivreanalogue à leur profession, et étaient faits pours’entendre avec Rewbell et Larévellière. Peut-êtreeût-il été-à désirer, pour l’influence et la considé-ration du Directoire auprès de nos armées, quel’un de nos généraux célèbres y fût appelé.

Le Directoire remplaça les deux ministres ap-pelés au Directoire , par deux administrateursexcellents pris dans la province. Il espérait ainsicomposer le gouvernement d’hommes plus étran-gers aux intrigues de Paris , et moins accessibles àla faveur. Il appela à la justice Lambrechts, quiétait commissaire près l’administration centrale dudépartement de la Dyle , c’est-à-dire préfet; c’é-tait un magistrat intègre. Il plaça à l’intérieurLetourneur, commissaire près l’administrationcentrale de la Loire-Inférieure , administrateur ca-pable, actif et probe, mais trop étranger à la ca-pitale et à ses usages pour n’être pas quelquefoisridicule à la tête d’une grande administration.

Le Directoire avait lieu de s’applaudir de la ma-nière dont les événements s’étaient passés. Il étaitseulement inquiet du silence du général Bona-parte, qui n’avait plus écrit depuis longtemps, etqui n’avait point envoyé les fonds promis. L’aidede camp Lavalette n’avait point paru au Luxem-bourg pendant l’événement, et on soupçonna qu’ilavait indisposé son général contre le Directoire, etlui avait donné de faux renseignements sur l’étatdes choses. M. de Lavalette, en effet, n’avait cesséde conseiller à Bonaparte de se tenir à part, derester étranger au coup d’État, et de se borner ausecours qu’il avait donné au Directoire par ses pro-clamations. Barras et Augereau mandèrent M. deLavalette, lui firent des menaces, en lui disantqu’il avait sans doute trompé Bonaparte, et ils luidéclarèrent qu’ils l’auraient fait arrêter, sans leségards dus à son général. M. de Lavalette partitsur-le-champ pour l’Italie . Augereau se hâta d’é-crire au général Bonaparte et à ses amis de l’arméepour peindre l’événement sous les couleurs lesplus favorables.

Le Directoire , mécontent de Moreau, avait ré-solu de le rappeler, mais il reçut de lui une lettrequi fit la plus grande sensation. Moreau avait saisi,lors du passage du Rhin, les papiers du généralKünglin, et y avait trouvé toute la correspondancede Pichegru avec le prince de Condé. Il avait tenucette correspondance secrète ; mais il se décida à

la faire connaître au gouvernement au moM en ^18 fructidor. Il prétendit s’être décidé a'® j cconnaissance des événements du 18, et a 0 ;nfournir au Directoire la preuve dont il avait ^pour confondre des ennemis redoutables- "assure que Moreau avait reçu par le télcgr a l^ cnouvelle des événements dans la journée 0du 18, qu’alors il s’était hâté d’écrire, P° ur pj,une dénonciation qui ne compromettaitehegru plus qu’il ne l’était, et qui le décba r ,.|lui-même d’une grande responsabilité. Q u °’ ^jr

en soit de ces différentes suppositions.

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que Moreau avait gardé longtemps un seC t re n ,o'

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portant, et ne s’était décidé à le révéler q u a * jjiment même de la catastrophe. Tout le n)°n

que, n’étant pasassez républicain pourdénon c ® j.j eami, il n’avait pas été cependant ami asSCZ aC fèi' cpour garderie secret jusqu’au bout. Son . cal p a jt»lc,politique parut là ce qu’il était, c’cst-à-d ,re j a j

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vacillant et incertain. Le Directoire

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Paris, pour rendre compte de sa conttn*^ j 3

examinant cette correspondance, il Y , lr ^ |r pi'

confirmation de tout ce qu’il avait app riS c0 n'

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ehegru, et dut regretter de n’en avoir p a

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naissance plus tôt. Il trouva aussi dans ces Pj,^ llC ;la preuve de la fidélité de Moreau à la rép a ci’mais il le punit de sa tiédeur et de s 0I \ sl C #t 5 an slui ôtant son commandement, et en le l alsS ‘emploi à Paris . ^ gai"'

Hoche, toujours à la tête de son arme 0 . cr ,jan sbre-et-Meuse, vçnail de passer un mois en aU ai'l' ffles plus cruelles angoisses. Il était a son

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général de Wetzlar, ayant une voiture

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pour s’enfuir en Allemagne avec sa J eu, g, eS t c®

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- Rirti des Cinq-Cents l’emportait. h j S) Fcirconstance seule qui, pour la premièrefit songer à ses intérêts, et à réunir « ne t s oi>d’argent pour suffire à ses besoins P el ’ ; all pi'éloignement; on a vu déjà qu’il avait P rat( j- Cl) iiii c 'rectoire la plus grande partie de la dot de sa ci

La nouvelle du 18 fructidor le combla cC ^ pi'le délivra de toute crainte pour lui-même-^rectoire, pour récompenser son dévouemen ^ ^ ,|ules deux grandes armées de Sambre-et-HRhin en une seule, sous le nom d’arméegne, et lui en donna le commandement- ^ jjal'plus vaste commandement de la répubbfl^j j,ef'heureusement la santé du jeune général ne ^ Sj c 1mit guère de jouir du triomphe des P atI ne „iC a *'des témoignages de confiance du g° llV ® ,A(iaC ,,ie 'Depuis quelque temps une toux sèche et