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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

passions et leur existence. Ce projet était fort ap-puyé par Sieyes , Boulay de la Meurtlie, Cliazal,tous républicains prononcés, mais très-combattupar Tallien et les amis de Barras. Barras était no-ble; le général de l’armée d’Italie était né gentil-homme ; beaucoup des amis qui partageaient lesplaisirs de Barras, et qui remplissaient ses salons,étaient d’anciens nobles aussi ; et quoiqu’une ex-ception fût faite en faveur de ceux qui avaientservi utilement la république, les salons du direc-teur étaient fort irrités contre la loi proposée.Même sans toutes ces raisons personnelles, il étaitaisé de montrer le danger et la rigueur de cetteloi. Elle fut présentée cependant aux deux con-seils, et excita une espèce de soulèvement, quiobligea à la retirer, pour lui faire subir de grandesmodifications. On la reproduisit sous une autreforme. Les ci-devant nobles n’étaient plus con-damnés à l’exil; mais ils étaient considérés commeétrangers, et obligés, pour recouvrer la qualité decitoyens, de remplir les formalités et de subir lesépreuves de la naturalisation. Une exception futfaite en faveur des hommes qui avaient servi uti-lement la république, ou dans les armées ou dansles assemblées. Barras, ses amis, et le vainqueurd’Italie , dont on affectait de rappeler toujours lanaissance, furent ainsi affranchis des conséquencesde cette mesure.

Le gouvernement avait repris une énergie touterévolutionnaire. L’opposition qui, dans le Direc-toire et les conseils, affectait de demander la paix,étant écartée, le gouvernement se montra plusferme et plus exigeant dans les négociations deLille et d’Udine . Il ordonna sur-le-champ à tousles soldats qui avaient obtenu des congés, de ren-trer dans les rangs; il remit tout sur le pied deguerre, et il envoya de nouvelles instructions àses négociateurs. Maret, à Lille , était parvenu àconcilier, comme on l’a vu, les prétentions despuissances maritimes. La paix était convenue,pourvu que l’Espagne sacrifiât la Trinité,, et laHollande Trinquemale, et que la France promitde ne jamais prendre le cap de Bonne-Espérance pour elle-même. Il ne s’agissait donc plus quert’avoir le consentement de l’Espagne et de la Hol-lande, Le Directoire trouva Maret trop facile, etrésolut de le rappeler : il envoya Bonnier et Treil-liard à Lille , avec de nouvelles instructions. D’a-pres ces instructions, la France exigeait la resti-tution pure et simple, non-seulement de sescolonies, mais encore de celles de ses alliés. Quant

aux négociations d’Udine, le Directoire ne se ® ^tra pas moins tranchant et moins positif-consentait plus à s’en tenir aux préliminn* 1 /' 8 ^Léoben , qui donnaient à l’Autriche in Lj.,fiel’Oglio en Italie ; il voulait maintenant q ue efût affranchie tout entière jusqu’à l’Izonzo, Uj 3l’Autriche se contentât, pour indemnité» e „sécularisation de divers États ecclésiastiq u ^j s jAllemagne . Il rappela Clarke, qui avait eteet envoyé par Carnot, et qui avait, dans s» ^respondance, fort peu ménagé les généra 11 - ^l’armée d’Italie réputés les plus républic alllS ^ rnaparte demeura chargé des pouvoirs de 1*blique pour traiter avec l’Autriche . ,^ et h

L’ultimatum que le Directoire faisait sig n e tLille par les nouveaux négociateurs, ® on reS qU<îTreilhard , vint rompre une négociation Pachevée. Lord Malmesbury en fut singul‘ er ^déconcerté, car il désirait la paix, soit P oU \ s oHglorieusement sa carrière, soit pour procure 1 .

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gouvernement un moment de répit, t 1 7. qitfles plus vifs regrets; mais il était imposs* r pl’Angleterre renonçât à toutes ses conquê tcS s -times, et ne reçût rien en échange. Lord ^ ettbury était si sincère dans son désir d e î o) 1qu’il engagea M. Maret à chercher à P arl f ^ june pourrait pas influer sur la déterminé

•liions

Directoire , et offrit même plusieurs nu

acheter la voix de l’un des directeurs.

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refusa de se charger d’aucune négociation e tet quitta T ■ 1 ’ t .....i M.nlmesfiu 1 .

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espèce, et quitta Lille . Lord Malmc- .M. Ellis partirent sur-le-champ, et ne reV !j, c0 n-pas. Quoiqu’on pût reprocher dans cette 01stance au Directoire d’avoir repoussé une jI)0 tifcertaine et avantageuse pour la France , son ;iétait cependant honorable. H eût été P eUnous d’abandonner nos alliés, et de l eurdes sacrifices pour prix de leur dévouement u

- -- T ~ ■ " -ant d’avoir sou* ^

du moins de ^ 3 ; timposer par un mouvement de nos armees^ ^l’espoir d’être bientôt délivré de ses enne f9continent, et de pouvoir tourner toutes sescontre l’Angleterre. , , ] U ts> r

L’ultimatum signifié à Bonaparte lui dep ^gulièrement, car il n’espérait pas pouv° ir pA 11 'accepter. Il était difficile, en effet, de f° rC ^ Au-triche à renoncer tout à fait à l’Italie , et cC clé"tenter de la sécularisation de quelques U'^pei' sUlsiastiques en Allemagne , à moins cle m aI ^ (CJ id r<îVienne. Or, Bonaparte ne pouvait plus P 1

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cause. Le Directoire , se flattant d’avo»la paix avec l’Autriche , ou