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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

s 0n ° nna ‘ ssance du peuple français. Entrevoyait-il!' I ’en] VCn * r ' ^ on > sans doute; mais ne fût-il queVil' 161 " citoyen de la république, on comprendc °ià préférât en ce moment. Les Italiens l’ac-5 ’^ ^ a 8 n crent de leurs regrets, et virent avec peinet rav Il0ll ir cette brillante apparition. Bonapartebar 1 rSa ra Pidement le Piémont pour se rendre,^ a Suisse , àRastadt. Des fêtes magnifiques, desI> ta '

! pour lui et sa femme, étaient préparés surCe » le ' ^ es princes et les peuples voulaient voirtinj^rïcr si célèbre, cet arbitre de tant de des-8 e >U S ^ ^ Ulan > I e 101 avait fait préparer des pré-IV ’ de lui témoigner sa reconnaissance pour^is'se en ava ' 1 reçu auprès du Directoire . Enle; enthousiasme des Vaudois fut extrême pour

li; ts eral <;ur de la Valtelinc.Dcs jeunes filles, habil-u Jri ^ Ux tr ois couleurs, lui présentèrent des cou-. 1 ^ ^rtout était inscrite cette maxime si chère^ois : Un peuple ne peut être sujet d’un\ t ,^ >eu ple. Bonaparte voulut voir l’ossuaire dede | ’ *1 trouva une foule de curieux empressés

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a\’e c J as ® :| it. Le gouvernement de Berne , qui voyaitle [ a JP 11 l’enthousiasme qu’inspirait le libérateur

re partout. Le canon tirait dans les villes

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a ltcline, fit défendre à ses officiers de tirerh t( ’ un > on lui désobéit. Arrivé à Rastadt , Bona-de l,, ° Uv a tous les princes allemands impatientsX f °' r -11 fit sur-le-champ prendre aux négocia-

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l’attitude qui convenait à leur mis--liio ^ Ur rôle. Il refusa de recevoir M. de Fersen,to ng t ^ u ôde avait choisi pour la représenter au' l ' er,I i e !.'le l’Empire, et que ses liaisons avec l’an-

\ ) a Caa r deF rance rendaient peu propre à traiter’ique française. Ce refus fit une vive> e t prouvait le soin constant que Bona-

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\ ^ tait à relever la grande nation, commeait dans toutes ses harangues. Après avoirS etf , es ratifications du traité de Campo-For-' ° X ? 11 * es a rrangements nécessaires à la remise> il résolut de partir pour Paris . Il ne“Ht j] en de g rail( i à discuter à Rastadt , elsur-I it , ne f év °yait des longueurs interminables,(j tFe d’accord tous ces petits princes alle-t)''^lçnr s n b ar eil rôle n’était pas de son goût;* ® ta * t fatigué ; et un peu d’impatience^ a l i;a ’is et de monter au capitole de la^Partit i ' 1 ' 6 bien naturel.

a .Rastadt, traversa la France incognito,^g ar * s I e 15 frimaire an vi au soir (5 dé-Xest ’ ^ a H a se cacher dans une maisone ’ qu’il avait fait acheter rue Chante-

reine. Cet homme, chez lequel l’orgueil était im-mense, avai t toute l’adresse d’une femme à le cacher.Lors de la reddition de Mantoue , il s’était soustraità l’honneur de voir défiler Wurmser; à Paris , ilvoulut se cacher dans la demeure la plus obscure.Il affectait dans son langage, dans son costume,dans toutes ses habitudes, une simplicité qui sur-prenait l’imagination des hommes, et la touchaitplus profondément par l'effet du contraste. ToutParis , averti de son arrivée, était dans une impa-tience de le voir qui était bien r naturelle, surtoutà des Français . Le ministre des affaires étrangères,M. de Talleyrand , pour lequel il s’était pris deloin d’un goût fort vif, voulait aller le visiter lesoir même. Bonaparte demanda la permission dene pas le recevoir et le prévint le lendemain matin.Le salon des affaires étrangères était plein de grandspersonnages empressés de voir le héros. Silen-cieux pour tout le monde, il aperçut Bougainville,et alla droit à lui pour lui dire ces paroles qui,tombant de sa bouche, devaient produire des im-pressions profondes. Déjà il affectait le goût d’unsouverain pour l’homme utile et célèbre. M. deTalleyrand le présenta au Directoire . Quoiqu’il yeût bien des motifs de mécontentement entre le gé-néral et les directeurs, cependant l’entrevue futpleine d’effusion. Il convenait au Directoire d’affec-ter la satisfaction, et au général la déférence. Dureste, les services étaient si grands, la gloire siéblouissante, que l’entraînement devait faire placeau mécontentement. Le Directoire prépara une fêtetriomphale pour la remise du traité de Campo-For-mio. Elle n’eut point lieu dans la salle des audien-ces, mais dans la grande cour du Luxembourg .Tout fut disposé pour rendre cette solennité l’unedes plus imposantes de la révolution. Les directeursétaient rangés au fond de la cour, sur une estrade,et revêtus du costume romain. Autour d’eux, lesministres, les ambassadeurs, les membres desdeux conseils, la magistrature, les chefs des admi-nistrations, étaient placés sur des sièges rangés enamphithéâtre. Des trophées magnifiques, forméspar les innombrables drapeaux pris sur l’ennemi,s’élevaient de distance en distance, tout autour dela cour; de belles tentures tricolores en ornaientles murailles; des galeries portaient la plus bril-lante société de la capitale; des corps de musiciensétaient places dans 1 enceinte ; une nombreuseartillerie était placée autour du palais, pourajouter ses détonations au son de la musique etau bruit des acclamations. Chénier avait composé