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pour ce jour-là l’une de ses plus belles hymnes.
C’était le 20 frimaire an vi (-10 décembre 1797).Le Directoire, les fonctionnaires publics, les assis-tants étaient rangés à leur place, attendant avecimpatience l’homme illustre que peu d’entre euxavaient vu. Il parut accompagné de M. de Talley-rand, qui était chargé de le présenter ; car c’étaitle négociateur qu’on félicitait dans le moment.Tous les contemporains, frappés de cette taillegrcle, de ce visage pâle et romain, de cet œil ar-dent, nous parlent chaque jour encore de l’effetqu’il produisait, de l’impression indéfinissable degénie, d’autorité, qu’il laissait dans les imagina-tions. La sensation fut extrême. Des acclamationsunanimes éclatèrent à la vue du personnage sisimple qu’environnait une telle renommée. Vive larépublique! vive Bonaparte! furent les cris quiéclatèrent de toutes parts. M. deTalleyrand prit en-suite la parole, et dans un discours fin et concis,s’efforça de rapporter la gloire du général, non àlui, mais à la révolution, aux armées et à la grandenation. Il sembla se faire en cela le complaisantde la modestie de Bonaparte, et, avec son esprit ac-coutumé, deviner comment le héros voulait qu’onparlât de lui, devant lui. M. de Talleyrand parlaensuite de ce qu’on pouvait, disait-il, appeler sonambition; mais en songeant à son goût antiquepour la simplicité, à son amour pour les sciencesabstraites, à ses lectures favorites, à ce sublimeOssian avec lequel il apprenait à se détacher dela terre, M. de Talleyrand dit qu’il faudrait lesolliciter peut-être pour l’arracher un jour à sastudieuse retraite. Ce que venait de dire M. deTal-leyrand était dans toutes les bouches, et allait seretrouver dans tous les discours prononcés danscette grande solennité. Tout le monde disait.et ré-pétait que le jeune général était sans ambition,tant on avait peur qu’il en eût. Bonaparte parlaaprès M. de Talleyrand , et prononça d’un tonferme les phrases hachées que voici :
« Citoyens,
» Le peuple français, pour être libre, avait lesb rois à combattre.
b Pour obtenir une constitution fondée sur la» raison, il avait dix-huit siècles de préjugés à» vaincre.
» La constitution de l’an m et vous, avez triom-b plié de tous ces obstacles.
b La religion, la féodalité, le royalisme, ont
FRANÇAISE.
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b successivement, depuis vingt siecit», * ^ ( |ub l’Europe ; mais de la paix que vous . erb conclure date l’ère des gouvernements i e P
» tatifs - _ . . ran de ** r
b Vous êtes parvenus à organiser m b nS ci'i*b tion, dont le vaste territoire n’est ^^00*°b que parce que la nature en a pose
b les limites. , c he«e s P 3 *'
b Vous avez fait plus. Les deux plus ar ts,b lies de l’Europe , jadis si célèbres P a ^ nt e H cSb les sciences et les grands homm es is g*' 31 "’ 03b furent le berceau, voient avec les p ^ to** 1 'b espérances le génie de la liberté sorti* 1
» beau de leurs ancêtres.
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b Ce sont deux piédestaux sur lesq ue,Lb linées vont placer deux puissantes nati g[b J’ai l’honneur de vous remettre le t* j’giii'b à Campo-Formio et ratifié par Sa M a J cb pereur. ^ e t
b La paix assure la liberté, la prosp eb gloire de la république. a ; s se*' 11
b Lorsque le bonheur du peuple m 3 j^rop 0b assis sur de meilleures lois organiq ueS ’b entière deviendra libre, b j gS acà r
Ce discours était à peine achevé, q uemations retentirent de nouveau. Barras, P^^oiU 6du Directoire, répondit à Bonaparte. So ” (a jtb et, “'était long, diffus, peu convenable, et e * a ^. \\ f® 1 ’coup la modestie et la simplicité du he r ® ^ j-iv»fermait un hommage adroit poursupposé du vainqueur del’Italie . ■—P° u p; r ect°’ rt Jn’est-il point ici, disait le président du j, c ,pour voir, pour embrasser son ami? r éc® dcl !peffet, avait défendu Bonaparte l’annee P ^ u vcavec une généreuse chaleur,direction imprimée à tous les esprits, pinvit 1 ^posait de nouveaux lauriers au héros c esà les aller cueillir en Angleterre. ^P r \ a i)té® C ( ,discours, l’hymne de Chénier f utchœur, et avec l'accompagnement 11 efl su
s’approcher® 1 ^redelaguerr^^.'-
’artil 1 ^;
orchestre. Deux généraux s appio^^.c’éfi* 1accompagnés par le ministre de la n 11 ^ ^ B dle brave Joubert, le héros du Tyi °^
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l’un des officiers les plus distinâ’ 1 ®® ^ a( iun> r ;1
Us s’avançaient en portant un drapeauc’"*" : ' — 1 -, iWetnire venait de
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la fin de la campagne, a i c-—nouvel oriflamme de la république. U eta ^ rfiC ièi' L> ^d’innombrables caractères d’or, et ç eS ° e a it c ^\étaient les suivants : L’armée d'Italie a ■§ et !>cinquante mille prisonniers ; elle ï