DIRECTOIRE (1798).
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S j e ^ r,se - Les préparatifs exigeaient encore plu-f^l, fs ni °is ; la belle saison allait arriver, et il^ ^tendre les brumes et les vents de l’hiverlait Sln l' our tenter de descendre. Or, il ne vou-ti c l' as res ter une année oisif à Paris , n’ajoutantPar "* S6s l )auts faits, et descendant dans l’opiniondo Ce ^ a seul qu’il ne s’y élevait pas. Il songeaitaits ’ a - Un P ro i et d’une autre espèce, projet tout8'gantesque que la descente en Angleterre,l'ius singulier, plus vaste dans ses consé-t 0llt nces > plus conforme à son imagination, et sur-% -^ US P roc l ia i n - On a vu qu’en Italie il s’oc-c r ^ lt beaucoup de la Méditerranée, qu’il avaitespèce de marine, que, dans le partage
lap tats vénitiens, il avait eu soin de réserver à
S
Ct'^s avec Malte, dans l’espoir de l’enlever auxv ei)t a lers et aux Anglais ; enfin, qu’il avait sou-int P° r té les yeux sur l’Égypte , comme le pointl'U^édiaire que la France devait occuper entre1 Ur °Pe et l’Asie , pour s’assurer du commerce duou de celui de l’Inde . Cette idée avait en-
Jev ant
H,
H, s °n imagination et le préoccupait violem-^ existait au ministère des affaires étran-it>i r S Précieux documents sur l’Égypte , sur sonl es rta nce coloniale , maritime et militaire; il seHit tran sniettre par M. de Talleyrand , et sei] e |iQ^ es dévorer. Obligé de parcourir les côtesî>| C t c éan pour l’exécution du projet sur l’An-> il remplit sa voiture, de voyages et de°béi r ° ïres sur l’Egypte . Ainsi, tout en paraissant:illx vœux du Directoire , il songeait à unet> r èv es etUre Pm e ; il était de sa personne sur lesSoi, ' 61 Sous 1° c ‘ e l de l’ancienne Batavie , maisIl eii ;^'o:ui° n errait sur les rivages de l’Orient,lotie ev °y a *t un avenir confus et immense. S’en-ces contrées de la lumière et de laH f 0 ’ où Alexandre et Mahomet avaient vaincule te n( * é des empires, y faire retentir son nom etl'4 S| ; V °yoo en France , répété par les échos de
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ôtait
pour lui une perspective
enivrante.
Pe t , d 6 ni 't donc à parcourir les côtes de l’Océanvi Cr ' l; ^ } Cii 1110l 's de pluviôse et de ventôse (jan-
* , ecii 0t féVrier 1798 )> donnant une excellente di-
a aux Préparatifs de descente, mais en proiel’an Î- CS Poosées et à d’autres projets.
que la république dirigeait toutes seserre, elle avait encore d’im-
’Ces
l ücli e , lnt érêts à régler sur le continent. Sal "vj^ddique y était immense. Elle avait à trai-ast arli avec l’Empire , c’est-à-dire avec la
féodalité elle-même; elle avait à diriger dans lesvoies nouvelles trois républiques ses filles, lesrépubliques batave, cisalpine et ligurienne. Pla-cée à la tête du système démocratique, et en pré-sence du système féodal, elle devait empêcher leschocs entre ces systèmes, pour n’avoir pas à re-commencer la lutte qu’elle venait de termineravec tant de gloire, mais qui lui avait coûté desi horribles efforts. Telle était sa tâche, et ellen’offrait pas moins de difficultés que celle d’atta-quer et de ruiner l’Angleterre.
Le congrès de Rastadt était réuni depuis deuxmois. Bonnier, homme de beaucoup d’esprit,Treilhard , homme probe, mais rude, y représen-taient la France . Bonaparte, dans le peu de joursqu’il avait passés au congrès, était convenu secrè-tement avec l’Autriche des arrangements néces-saires pour l’occupation de Mayence et de la têtedu pont de Manheim. 11 avait été décidé que lestroupes autrichiennes se retireraient à l’approchedes troupes françaises, et abandonneraient les mi-lices de l’Empire ; alors les troupes françaises de-vaient s’emparer de Mayence et de la tête du pontde Manheim , soit en intimidant les milices del’Empire , réduites à elles-mêmes, soit en brus-quant l’assaut. C’est ce qui fut exécuté. Les trou-pes de l’électeur, en se voyant abandonnées desAutrichiens, livrèrent Mayence . Celles qui étaientà la tête du pont de Manheim voulurent résister,mais furent obligées de céder. On y sacrifia cepen-dant quelques cents hommes. Il était évident,d’après ces événements, que, par les articles se-crets du traité de Campo-Formio, l’Autriche avaitreconnu à la république la ligne du Rhin , puis-qu’elle consentait à lui en assurer les points lesplus importants. Il fut convenu, de plus, que l’ar-mée française , pendant les négociations, quitte-rait la rive droite du Rhin , et rentrerait sur larive gauche, depuis Bâle jusqu’à Mayence ; qu’àcette hauteur, elle pourrait continuer à occuper larive droite, mais en longeant le Mein et sans fran-chir ses rives. Quant aux armées autrichiennes,elles devaient se retirer au delà du Danube et jus-qu’au Lech, évacuer les places fortes d’Ulm, In-golstadt et Philipsbourg. Leur position devenait,par rapport a l’Empire , à peu près semblable àcelle des armées françaises . La députation del’Empire allait ainsi délibérer au milieu d’unedouble haie de soldats. L’Autriche n’exécuta pasfranchement les articles secrets, car, à la faveurd'une sim,ulalion, elle laissa des garnisons dans