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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

Philipsbourg, Ulm et Ingolstadt. La France fermales yeux sur cette infraction du traité, pour ne pastroubler la bonne intelligence. Il fut question en-suite de l’envoi réciproque d’ambassadeurs. L’Au-triche répondit que, pour le moment, on se con-tenterait de correspondre par les ministres que lesdeux puissances avaient au congrès de Rastadt . Cen’était pas montrer un grand empressement à com-mencer avec la France des relations amicales;mais, après ses défaites et ses humiliations, onconcevait et on pardonnait ce reste d’humeur dela part de l’Autriche .

Les premières explications entre la députationde l’Empire et les ministres de l’Autriche furentamères. Les États de l’Empire se plaignaient, eneffet, que l’Autriche contribuât à les dépouiller, enreconnaissant la ligne du Rhin à la république ,et en livrant d’une manière perfide Mayence et latête du pont de Manheim ; ils se plaignaient quel’Autriche , après avoir entraîné l’Empire dans salutte, l’abandonnât, et livrât ses provinces pouravoir en échange des possessions en Italie . Les mi-nistres de l’Empereur répondaient qu’il avait étéentraîné à la guerre pour les intérêts de l’Empire,et pour la défense des princes possessionnés enAlsace ; qu’après avoir pris les armes dans leurintérêt, il avait fait des efforts extraordinairespendant six années consécutives; qu’il s’était vuabandonné successivement par tous les États de laconfédération ; qu’il avait soutenu presque à luiseul le fardeau de la guerre; qu’il avait perdu danscette lutte une partie de ses États, et notammentles riches provinces de la Belgique et de la Lom-bardie ; et qu’il n’avait, après de tels efforts siamèrement payés, que de la reconnaissance à at-tendre et point de plaintes à essuyer. La véritéétait que l’Empereur avait pris le prétexte desprinces possessionnés en Alsace , pour faire laguerre; qu’il l’avait soutenue pour sa seule ambi-tion; qu’il y avait entraîné la confédération ger-manique malgré elle, et que maintenant il la tra-hissait pour s’indemniser à ses dépens. Après devives explications, qui n’aboutirent à rien, il fallutpasser outre, et s’occuper de la base des négocia-tions. Les Français voulaient la rive gauche duRhin , et proposaient, pour indemniser les princesdépossédés de leurs États, le moyen des séculari-sations. L’Autriche , qui, non contente d’avoir ac-quis la plus grande partie du territoire vénitien ,voulait s’indemniser encore avec quelques évêchés,et qui d ailleurs avait des conventions secrètes

avec la France ; la Prusse, qui était convenu® • ^la France de s’indemniser, sur la rive d r0lte ’ j ,j vCduché de Clèves qu’elle avait perdu SU1 ^ a o ; en tgauche ; les princes dépossédés, qui R^jojjrimieux acquérir des États sur la rive droite) * 5

du voisinage des Français , que de recouvreranciennes principautés; l’Autriche , laP russC ’ olll 'princes dépossédés, tous votaient également 1qu’on cédât la ligne du Rhin , et que les Récu-sations fussent employées comme moyen d lDnité. L’Empire pouvait donc difficilement se ^fendre contre un pareil concours de voCependant, les pouvoirs donnés à la dép lltafaisant une condition expresse de l’integr 1 ,l’empire germanique, les plénipotentiaire *^ ^çais déclarèrent ces pouvoirs bornés et insm let en exigèrent d’autres. La députation sdonner de nouveaux par la diète; mais: fi j aayant désormais la faculté de concéder la b»Rhin et de renoncer à la rive gauche, el

sista néanmoins à la défendre. Elle donn

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coup de raisons, car les raisons ne manfi u t j 0 D,mais.—L’empire germanique, disait la dep u e .

n’avait point été le premier à déclarer laBien avant que la diète de Ratisbonne en e ^ e e ila déclaration, Custine avait surpris May e ug s eenvahi la Franconie . Il n’avait donc fait fi^j.défendre. La privation d’une partie de s ° n oI1 )ct'toire bouleversait sa constitution, et con !g u i-op c ‘tait son existence, qui importait à toute 1 _ t | U iLes provinces de la rive gauche, qu’on v0 "^ ^ oll renlever, étaient d’une modique importa . aI1 -un État devenu aussi vaste que la répubhfi p a rçaise. La ligne du Rhin pouvait être remp pie.une autre ligne militaire, la Moselle p ar ■ t ,.ès-La république, enfin, renonçait, po UI . p U re,misérables avantages, à la gloire si belle, ^ a e-et si utile pour elle, de la modération j’ a -— En conséquence, la députation prop° ^ a uhandonner tout ce que l’Empire avait p p 0 iifdelà de la Moselle , et de prendre cette riyi ^, exC el'limite. A ces raisons, la France en aval prislentes à opposer : — Sans doute, elle a ^. g j al’offensive, et commencé la guerre de aI ^ aC iiin*'guerre véritable, celle d’intention, (e ’^ c pa*lions, de préparatifs, avait été conlIU |L’ a vai elltl’Empire. C’était à Trêves, à Coblentz , fi^^ Jeété recueillis et organisés les éniig 1 ®®’^^ j’iiO'là que devaient partir les phalanges c u j'R [lCC . b amilier, d’abrutir, de démembrer a : „,ise,

France , au lieu d’être vaincue,

était vie'

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