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DIRECTOIRE (1798).
elle e n
3v ait non P our rendre le mal qu’on
| a v °ulu lui faire, mais pour s’indemniser dequ’on lui avait faite, en exigeant sa vé-q e limite naturelle, la ligne du Rhin .l eg ^ disputait donc, car les concessions, mêmeil . Us inévitables, sont toujours contestées. Mais
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évident que la députation allait céder la
ohf„^? Uc l le ’ et ne faisait cette résistance que pourle nirdlitig
e meilleures conditions sur d’autres pointsstjjj ® e> Tel était l’état des négociations de Ra-^ ’ au mois de pluviôse an vi (février 1798).pureau, auquel le Directoire avait donné,iii ( ; e débarrasser, le commandement de l’ar-
pl„ 8 ^'temagne, s’était entouré des jacobins lesl’fv . rce nés. Il ne pouvait que porter ombrage àW 1U ' e > q u ' redoutait surtout la contagion desP r * nc *P es ’ et qui se plaignait d’écrits*aires répandus en Allemagne . Tant de têtes(levaient en Europe qu’il n’était pas nécessairelu ^l'oser l’intervention française pour expliquerfort ^ U ^ ai *°n d’écrits révolutionnaires. Mais il im-'l’aili' 1 au Directoire de s’éviter toute plainte ;bmJ Ur s, il était mécontent de la conduite tur-'-t i> e ^® d’Augereau ; il lui ôta son commandementN a °^ a à Perpignan , sous prétexte d’y réunir,; 0ril t . ( , < ' 0 ’ qui était destinée, disait-on, à agirPortugal . Cette cour, à l’instigation debliq lJe av ait pas ratifié le traité fait avec la répu-'^liéed on menaçait d’aller frapper en elle unev uij) 6 ^ Angleterre. Du reste, ce n’était là qu’uneiV,S ^t'oa m0nSU ‘ a(i011 ’ 6t comm ‘ ss ‘ ou donnée àba j, 11 dtait une disgrâce déguisée.
X fance , outre les rapports directs qu’elleNe, 7 lt à renouer avec les puissances de l’Eu-^pujjj. a,t à diriger, comme nous l’avons dit, les^Ué Cs 'j 1108 nouvelles. Elles étaient naturellemente *uit j 6 Punis contraires. Le devoir de la France ^ c biré eUr épargner les convulsions qui l’avaientPayée elle ' mêm e. D’ailleurs, elle était appeléeNe j P° Ur cela. Elle avait des armées en Hol-N f r ’ . ans la Cisalpine et la Ligurie , entretenues
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i tre Ce s républiques. Si, pour ne pointl|Vta Ùà *j ttenter à leur indépendance, elle lesf * 6 conf * es ~ m êmes, il y avait danger de voir ou''Ninij-^'^'olution, ou un déchaînement de^ l ètn e ^ e- Pans un cas, il y avait péril pour lell!| ' de i^P^Pcain ; dans l’autre, pour le ntain-j'aîtr es e| J )a ' x générale. Les jacobins, devenus lesJ 5 Vs S(i P°Hande, étaient capables d’indisposera ^ Allemagne ; devenus les maîtres dansf t la Cisalpine , ils étaient capables de
bouleverser l’Italie, et de rappeler l’Autriche enlice. Il fallait donc modérer la marche de ces ré-publiques ; mais en la modérant, on s’exposait à unautre inconvénient. L’Europe se plaignait que laFrance eût fait, des Hollandais, des Cisalpins, desGénois, des sujets plutôt que des,alliés, et luireprochait de viser à une domination universelle.Il fallait donc choisir des agents qui eussent exac-tement la nuance d’opinion convenable au pays oùils devaient résider, et assez de tact pour fairesentir la main de la France , sans la laisser aper-cevoir. Il y avait, comme on le voit, des difficultésde toute espèce à vaincre, pour maintenir en pré-sence, et y maintenir sans choc, les deux systè-mes, qui, en Europe , venaient d’être opposés l’unà l’autre. On les a vus en guerre pendant six ans.On va les voir pendant une année en négociation,et cette année va prouver, mieux que la guerreencore, leur incompatibilité naturelle.
Nous avons déjà désigné les différents partis quidivisaient la Hollande. Le parti modéré et sage,qui voulait une constitution unitaire et tempérée,avait à combattre les orangistes, créatures du stal-houder, les fédéralistes, partisans des anciennesdivisions provinciales, aspirant à dominer dansleurs provinces et à ne souffrir qu’un faible lienfédéral; enfin, les démocrates ou jacobins, voulantl’unité et la démocratie pures. Le Directoire devaitnaturellement appuyer le premier parti, opposéaux trois autres, parce qu’il voulait, sans aucunedes exagérations contraires, concilier l’ancien sys-tème fédératif avec une suffisante concentration degouvernement. On a beaucoup accusé le Directoirede vouloir partout la république une et indivisi-ble, et on a fort mal raisonné en général sur sonsystème à cet égard. La république une et indivi-sible, imaginée en 95, eût été toujours une penséeprofonde, si elle n’avait été d’abord le fruit d’uninstinct puissant. Un État aussi homogène, aussibien fondu que la France , ne pouvait admettre lesystème fédéral. Un État aussi menacé que laFrance eût été perdu en l’admettant. Il ne conve-nait ni à sa configuration géographique, ni à sasituation politique. Sans doute, vouloir partoutl’unité et l indivisibilité au mente degré qu’enFrance, eût été absurde; mais le Directoire , placéà la tête d’un nouveau système, obligé de lui créerdes alliés puissants, devait chercher à donner dela force et de la consistance à ses nouveaux alliés;et il n’y a ni force ni consistance sans un certaindegré de concentration et d’unité. Telle était la