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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
pensée, ou pour mieux dire l’instinct qui dirigeait,et devait diriger, presque à leur insu, les chefs dela république française.
La Hollande, avec son ancien système fédératif,eût été réduite à une complète impuissance. Sonassemblée nationale n’avait pu lui donner encoreune constitution. Elle était astreinte à tous les rè-glements des anciens États de Hollande; le fédéra-lisme y dominait; les partisans de l’unité et d’uneconstitution modérée demandaient l’abolition dece règlement et le prompt établissement d’une con-stitution. L’envoyé Noël était accusé de favoriserles fédéralistes. La France ne pouvait différer deprendre un parti : elle envoya Joubert commanderl’armée de Hollande, Joubert, l’un des lieutenantsde Bonaparte en Italie , célèbre depuis sa marcheen Tyrol, modeste, désintéressé, brave, et patriotechaleureux. Elle remplaça Noël par Delacroix,l’ancien ministre des affaires étrangères ; elle eûtpu faire un meilleur choix. Le Directoire manquaitmalheureusement de sujets pour la diplomatie. Ily avait beaucoup d’hommes instruits et distinguésparmi les membres des assemblées actuelles oupassées ; mais ces hommes n’avaient pas l’habitudedes formes diplomatiques; ils avaient du dogma-tisme et de la morgue ; il était difficile d’en trouverqui conciliassent la fermeté, des principes avec lasouplesse des formes, ce qu’il aurait fallu cepen-dant chez nos envoyés à l’étranger, pour qu’ils sus-sent à la fois faire respecter nos doctrines et mé-nager les préjugés de la vieille Europe. Delacroix,en arrivant en Hollande, assiste à un festin donnépar le comité diplomatique. Tous les ministresétrangers y étaient invités. Après avoir tenu enleur présence le langage le plus démagogique, De-lacroix s’écria, le verre à la main : Pourquoi n’ya-t-il pas un Batave qui ose poignarder le règle-ment sur l’autel de la patrie ? On conçoit aisé-ment l’effet que devaient produire sur les étrangersde pareilles boutades. Le règlement, en effet, futbientôt poignardé. Quarante-trois députés avaientdéjà protesté contre les opérations de l’assembléenationale. Ils se réunirent le 3 pluviôse (22 jan-vier 1798) à l’hôtel de Harlem , et là, soutenuspar nos troupes, ils procédèrent comme on avaitfait à Paris , quatre mois auparavant, au 18 fruc-tidor. Ils exclurent de l’assemblée nationale uncertain nombre de députés suspects, en firent en-fermer quelques-uns, cassèrent le règlement, etorganisèrent l’assemblée en une espèce de conven-tion. En peu de jours, une constitution à peu près
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en vigueur. Voulant imiter la convention» l es 1 .veaux dirigeants composèrent le gouvein e
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des membres de l’assemblée actuelle
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stituèrent eux-mêmes en Directoire et corp slatif. Les hommes qui se présentent p° ul g plusces sortes de mouvements sont toujours j eprononcés de leur parti. Il était à craindre Q . J)lnouveau gouvernement batave ne fût forte» r ^
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de démocratie, et que, sousbassadeur comme Delacroix, il ne
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que le Directoire français aurait ^ ü “, aI)l le»tracer. Cette espèce de 18 fructidor, en I » g()V o'ne manqua pas de faire dire à la diplo®» 116 ^epéenne, surtout à la diplomatie prussienla France gouvernait la Hollande, et s c te »fait jusqu’au Texel.
La république ligurienne était dans ' ^
bonne voie, quoique secrètement travaille»’ e |)ttous les nouveaux États, par deux partis pj-oi»exagérés. Quant à la Cisalpine , elle était j oCa -aux passions les plus véhémentes. L’esp r,t ^j’jii'
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lité divisait les Cisalpins, qui apparten» ie _ g 0 n a 'ciens États successivement démembrés P „ en tsparte. Outre l’esprit de localité, l esl’Autriche , les nobles, les prêtres et le s jjer»"
tes emportés, agitaient violemment la »° u pi»*publique. Mais les démocrates étaien* a pp u ‘dangereux, parce qu’ils avaient un P ulSS ^ j e s» 1 ’dans l’armée d’Italie , composée, comm e . .gcto» 1 "des plus chauds patriotes de France- L e geS a»avait autant de peine à diriger l'espritniées en pays étranger que celui de se ^.^. cH ités ‘
et avait, sous ce
•apport, autant de i- stvaincre que sous tous les autres. Il n av ‘? 1 u {,Jitj» 1 ’'core de ministre auprès de la nouvell e r»P ^, a ] e»C’était Berthier qui, en sa qualité de ^ fj 1 ;» 1 'chef, représentait encore le gouvernei»» c c,
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çais. Il s’agissait de régler, par
traite
avec '
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les rapports de la nouvelle républi'l»» ^,^ et ^
publique mère. Ce traité fut rédige