: >ai t àe ri e i
ti
Ce s I Vr ' se à l’ennemi, afin d’armer ses places.Imitions n’avaient rien d’excessif; cependantVie° U ^ cisalpins, dans le conseil des
et j. ns > mal disposés pour le régime républicainlt 0 r la France , prétendirent que ce traité était' ' “aéreux, que l’on abusait de la dépendance
DIRECTOIRE (1798).
475
jetj la( I u elle le nouvel État était placé, et ils re-é vi(] nt Ce traité. Il y avait là une malveillancelç s Bonaparte, obligé de choisir lui-mêmeW ‘vides composant les conseils et le gouver-nes^ •’ n ' ava ' t P u s’assurer de la nature de tousÉe s 0lX ’ et il devenait nécessaire de les modifier.Vi a C ° nsoils actuels, nommés militairement partlii^l'avte, furent modifiés militairement par Ber-1* ‘ ^elui-ci éloigna quelques-uns des membresHiiJ. s obstinés, et fit présenter le traité, qui futüti c 1 accepté. Il était fâcheux que la France fûtlf ioli 0 ^Bgée de laisser voir sa main, car l’Au-k e Prétendit sur-le-champ que, malgré toutesH’^^esses faites à Campo-Formio, la Cisalpineétujt .Pas une république indépendante, et qu’elle(L j^ûlemment une province française . Elle fitP our l’admission du ministre Mares-i ’ accrédité auprès d’elle par la Cisalpine .1 Vbl- rmoire lovmé par la France et les nouvelles'lu;,, ’lûes s’engrenait avec l’Europe , encore féo-kiit’. 6 la manière la plus dangereuse pour lae Hc 0r 68 deux systèmes. La Suisse , toute féodalel'i I,y 'P'oique républicaine, était englobée entrelnQ. Ce ’ Savoie, devenue province française ,
av;ij t l8 alpine. Le Piémont , avec lequel la France
|.V COlUl 'actc une alliance, était enveloppé parL atir
ice
k* toscane, et pouvaient communiquerVe Co Vre à Rome et à Naples. Le Directoire avait<>lé à scs agents la plus grande réserve,a Uü ( |, ava û défendu de donner aucune espérance^‘‘'ocrâtes : Ginguené en Piémont , Cacault> Joseph Bonaparte à Rome , Trouvé àl'^itio ' ava ‘ ent ordre précis de témoigner les dis-ais jj es Plus amicales aux princes auprès des-r, ' s ‘daient. Ils devaient assurer que les^On., S Directoire' n’étaient nullement deP*iUe nt , s principes révolutionnaires; qu’il se
i °tiil - ait maintenir le système républicain. - • •
établi, mais qu’il ne ferait rien pour
lo yal eni L c * lez les puissances qui se conduiraient|,| ' c toi rç e , llt , a ' vec la France . Les intentions du Di-la ' p nt sincères e( sages. Il souhaitait sans
doute les progrès de la révolution ; mais il ne de-vait pas les propager plus longtemps par les armes.Il fallait, si la révolution éclatait dans de nouveauxÉtats, qu’on ne pût reprocher à la France uneparticipation active. D’ailleurs, l’Italie était rem-plie de princes , parents ou alliés des grandespuissances, auxquels on ne pouvait nuire sanss’exposer à de hautes hostilités. L’Autriche nemanquerait pas d’intervenir pour laToscane, pourNaples et peut-être pour le Piémont; l’Espagne interviendrait certainement pour le prince deParme. Il fallait donc s’attacher, si de nouveauxévénements venaient à éclater, à n’en pas avoir laresponsabilité.
Telles étaient les instructions du Directoire;mais on ne gouverne pas les passions, et surtoutcelle de la liberté. La France pouvait-elle empê-cher que les démocrates français , liguriens et ci-salpins, ne correspondissent avec les démocratespiémontais , toscans, romains, napolitains, et neleur soufflassent le feu de leurs opinions, de leursencouragements et de leurs espérances? Ils leurdisaient que la politique empêchait le gouverne-ment français d’intervenir ostensiblement dansles révolutions qui se préparaient partout, maisqu’il les protégerait une fois faites; qu’il fallaitavoir le courage de les essayer, et que sur-le-champarriveraient des secours.
L’agitation régnait dans tous les États italiens.On y multipliait les arrestations, et nos ministresaccrédités se bornaient à réclamer quelquefois lesindividus injustement poursuivis. En Piémont , lesarrestations étaient nombreuses; mais l’interces-sion de la France était souvent écoutée. En Tos-cane , il régnait assez de modération. A Naples, ily avait une classe d’hommes qui partageait les opi-nions nouvelles; mais une cour aussi méchantequ’insensée luttait contre ces opinions par les ferset les supplices. Notre ambassadeur Trouvé étaitabreuvé d’humiliations. Il était séquestré commeun pestiféré. Défense était faite aux Napolitains dele voir. Il avait eu de la peine à se procurer unmédecin. On jetait dans les cachots ceux qui étaien taccusés d’avoir eu des communications avec la lé-gation française, ou qui portaient les cheveuxcoupés et sans poudre. Les lettres de l’ambassa-deur étaient saisies, décachetées, et gardées parla police napolitaine pendant dix à douze jours.Des Français avaient été assassinés. Même quandBonaparte était en Italie , il avait eu de la peine àcontenir les fureurs de la cour de Naples , et main-