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autorités récemment nommées étaient un véritableavantage pour eux.
Outre la nouvelle opposition, formée de tous lespatriotes qui voulaient abuser du 18 fructidor, il yen avait une autre, c’était celle qui s’était intituléeconstitutionnelle. Elle reparaissait de nouveau;elle prétendait ne pencher ni vers les royalistes,ni vers les patriotes; elle affectait l’indépendance,la modération, l’attachement à la loi écrite; elleétait composée des hommes qui, sans être en-traînés dans aucun parti, avaient des méconten-tements personnels. Les uns n’avaient pas puobtenir une ambassade, un grade, un marché defournitures pour un parent; les autres avaientmanqué la place vacante au Directoire de quelquesvoix. Rien n’est plus commun que ce genre demécontentement sous un gouvernement nouveau,établi depuis peu, composé d’hommes qui étaientla veille dans les rangs des simples citoyens. Ondit que l’hérédité est un frein à l’ambition, et on araison, si on la restreint à certaines fonctions. Rienn’est comparable à l’exigence qu’on déploie à l’é-gard d’hommes qui étaient la veille vos égaux. Ona contribué à les nommer ou bien on ne les sentau-dessus de soi que par le hasard de quelquesvoix ; il semble donc qu’on a le droit de leur toutdemander et d’en tout obtenir. Le Directoire , sansle vouloir, avait fait une foule de mécontentsparmi les députés qui étaient autrefois qualifiés dedirectoriaux, et que leurs services en fructidoravaient rendus extrêmement difficiles à satisfaire.L’un des frères de Bonaparte, Lucien, nommé parla Corse aux Cinq-Cents, s’était rangé dans cetteopposition constitutionnelle, non qu’il eût aucunsujet de mécontentement personnel, mais il imitaitson frère et prenait le rôle de censeur du gouver-nement. C’était l’attitude qui convenait à une fa-mille qui voulait se faire sa place à part. Lucienétait spirituel, doué d’un assez remarquable talentde tribune. Il y produisait de l’effet, tout entourésurtout qu’il était par la gloire de son frère. Josephs’était rendu à Paris depuis sa sortie de Rome ; il ytenait un grand état de maison, recevait beaucoupde généraux, de députés et d’hommes marquants.Les deux frères, Joseph et Lucien, pouvaient ainsifaire beaucoup de choses, que les convenances etsa grande réserve interdisaient au général.
Cependant, si on voyait ainsi se nuancer uneopinion qui avait été presque unanime depuis sixmois, on n’apercevait encore aucune différenceIranclice. La mesure, les égards, régnaient dans
FRANÇAISE.
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les conseils, et une immense majorité app roUtoutes les propositions du Directoire . gC ,
Tout annonçait que les élections de 1 anraient faites dans le sens des patriotes. TE 1 ^naient en France et dans toutes les nouvel fpubliques. Le Directoire était décidé à emp' Jjétous les moyens légaux pour n’être pas 1 yi a jrespar eux. Ses commissaires faisaient des cn’ c j smodérées, qui renfermaient des exhortation ®', ^
point de menaces. Il n’avait du reste à sa disp° s *aucune des influences ni des infâmes eseroq gimaginées de nos jours pour diriger les el _ y,au gré du pouvoir. Dans les élections de ‘ ufquelques assemblées s’étaient partagées,éviter la violence, une partie des électeurs e ‘ j egallés voter à part. Cet exemple fut propose l j.
assemblées électorales de cette année ; P 1 '
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tout les scissions eurent lieu; presque P a ^^ e pi-électeurs en minorité prirent le prétexte d l1 ^ ^fraction à la loi, ou d’une violence exercee
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égard, pour se réunir à part, et faireparticulier. Il est vrai de dire que, dans be eCde départements, les patriotes se compor tere j a r c-leur turbulence accoutumée, et légitimer® 0traite de leurs adversaires. Dans quelques ■ „
blées, ce furent les patriotes qui se tr ° uver ie pj' 1 'minorité et qui firent scission; mais P reS< ^ sS r d®tout ils étaient en majorité, parce que l a 111 j ^adla population qui leur était opposée, et |j e i'3fl vaccourue aux deux précédentes élections ^c-et de l’an iv, intimidée maintenant parle . re j,tidor, s’était pour ainsi dire détachée des ‘ j (a iionet n’osait plus y prendre part. À Paris > a afut très-vive; il y eut deux assemblées, ^l’Oratoire, toute composée de patriotes’ tJ .c afermant six cents électeurs au moins, cll’Institut, composée des républicains m 0 (cU rs.forte à peine de deux cent vingt-huit cCelle-ci fit d’excellents choix. .j CS .P®J :1
En général, les élections avaient été < ou ^ ge' lS
les mécontents, les amateurs du n°ii v _ caU J nl0 di)i L ’ 1qui, par toutes sortes de motifs, voulaien ^l’ordre de choses existant, disaient .' ^-^ 0 r co' 1plus aller : après avoir fait un 18 f> ° c . $nC 0>6
tre les royalistes, on est exposé à en ^u’o 11un contre les patriotes. Déjà ils répan 1
allait changer la constitution ; on en ^ for ti;proposition au Directoire , qui la repment. . j.^ai'd 1 _
Différents partis étaient à prendre a »élections. En agissant d’après les pi* 11