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Tome II.
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DIRECTOIRE (1798).

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l'ail- ’ ^ es c °nseils devaient sanctionner les choix

^ 6S ma j° r * t ® s > car autrement il en seraitt, | ® les minorités, en se détachant, auraientii; l( j :<Cu lté de prévaloir, et d’emporter les nomi-11S ' Les violences, les illégalités pouvaienti aie raison d’annuler les choix faits par lesri le - s 11 ® S > mais non d’adopter les choix des mino-\t JCS P alr ‘ otes des conseils insistaient forte-

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Pour

cet avis, parce que, leur parti ayant

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Pms grand nombre dans presque toutes lesMaie . ees > ds auraient eu alors gain de cause.

ci lr masse des deux conseils ne voulait pas

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■Mfiy (> ^ Ure gagner leur cause, et on proposa deuxpa t 1 s • °n de choisir entre les nominations faitesSve assem blées scissionnaires, ou de faire un'Nnc* 1 ^ fructidor. Ce dernier moyen étaitliio,! Ss, lde ; le premier était bien plus doux etlus él* ' ,S natur el- Il fut adopté. Presque partout

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ec,i '°os des patriotes furent annulées, etcelles

lV is U f-adversaires confirmées. Les choix faits aïctif aails l’assemblée de l’Institut, quoiqu’elle ne'lie p l | ' 1 ' u que deux cent vingt-huit électeurs et6 e de l’Oratoire en renfermât six cents, fu-a PP r °uvés. Néanmoins, le nouveau tiers,

5ii s |" Ce système, apportait un véritable renforte . s c °nseils au parti patriote. Ce parti fut«De du moyen adopté pour exclure les

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'(fço ae son choix, et en devint un peu plusIl le Directoire .

c ^°* s * r un nouveau directeur. Le sort^cançois de Neufchâteau comme membreSJ f "‘ remplacé par Treilhard , qui étaitJ Va 'lab° 8 Plénipotentiaires à Rastadt. Treilhard 1^1 ut j|i°' u,llen tlesopinions de Larévellière , Rew-^Dit Il n’apportait aucun changement ài a Directoire . C’était un honnête homme,X lllJ é aux affaires. Il y avait donc dans le\ e ^ent quatre républicains sincères, votantS| 6s an lère absolument conforme, et réunis-J*V!é ^ Ulr ‘ières à la probité. Treilhard fut rem-mü lé • 1ta dt par Jean Debry , ancien membre^^(Uure et de la convention nationale.l* Ul, t‘0n ? Ue ^ es P arl is, par l’institution de la con-l^Ce , 6 ^ an tu, étaient obligés de lutter dansh^fienj^ 0 ^ é’une constitution, les scènes de^ * t|| (‘.ti(i âVa * ent moins d’éclat. Surtout depuis lel| ^ SJ ° r ’ tr *l June avait beaucoup perdu dei° f8 ' Lj rlai * Ce - On avait les yeux fixés sur le de-|^ e i Se f aa d e influence de la république en Eu-8 i lü i Ss;i ^ al ‘ () n s singulières et multipliées avecCes > son cortège de républiques, les ré-

volutions quelle faisait partout, ses projets contrel’Angleterre, attiraient toute l’attention. Commentla France s’y prendrait-elle pour attaquer sa rivale,et asséner sur elle les coups terribles quelle avaitdéjà portés à l’Autriche ? Telle était la questionqu’on s’adressait. On était habitué à tant d’audaceet de prodiges, que le trajet de la Manche n’avaitrien d’étonnant. Amis ou ennemis de l’Angleterrela croyaient en grand péril. Elle-même se croyaittrès-menacée, et faisait d’extraordinaires effortspour se défendre. Le monde entier avait les yeuxsur le détroit de Calais .

Bonaparte, qui pensait à l’Égypte comme il avaitpensédeux ans auparavant à l’Italie , comme il pen-sait à tout, c’est-à-dire avec une irrésistible vio-lence, avait proposé son projet au Directoire , quile discutait en ce moment. Les grands génies quiont regardé la carte du monde ont tous pensé àl’Égypte. On en peut citer trois : Albuquerque ,Leibnitz, Bonaparte. Albuquerque avait senti queles Portugais , qui venaient d’ouvrir la route del’Inde par le cap de Bonne-Espérance , pourraientêtre dépouillés de ce grand commerce si on se ser-vait du Nil et de la Mer Rouge . Aussi avait-il eul’idée gigantesque de détourner le cours du Nil etde le jeter dans la Mer Rouge , pour rendre à ja-mais la voie impraticable, et assurer éternellementaux Portugais le commerce de l’Inde . Vaines pré-voyances du génie, qui veut éterniser toutes choses,dans un monde mobile et changeant! Si le projetd’Albuquerque eût réussi, c’est pour les Hollan-dais, et plus tard pour les Anglais qu’il eût travaillé.Sous Louis XIV , le grand Leibnitz, dont l’espritembrassait toutes choses, adressa au monarquefrançais un mémoire, qui est un des plus beauxmonuments de raison et d’éloquence politiques.Louis voulait, pour quelques médailles, envahir laHollande.—Sire, lui dit Leibnitz, ce n’est pas chezeux que vous pourrez vaincre ces républicains;vous ne franchirez pas leurs digues, et vous ran-gerez toute l’Europe de leur côté. C’est en Égypte qu’il faut les frapper. Là, vous trouverez la véri-table route du commerce de l’Inde ; vous enlèverezce commerce aux Hollandais, vous assurerez l’éter-nelle domination de la France dans le Levant, vousréjouirez toute la chrétienté, vous remplirez lemonde d etonnement et d admiration : l’Europe vous applaudira loin de se liguer contre vous.

Ce sont ces vastes pensées, négligées parLouis XIV , qui remplissaient la tête du jeune gé-néral républicain.