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Tome II.
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DIRECTOIRE (1798).

6 0l) a ‘ ncu enfin par les instances et les raisons de)ii' 0| | ^ !lnc > le Directoire consentit à l’expéditionStie ‘ ^ f ut séduit par la grandeur de l’entre-iti^ P ar ses avantages commerciaux, par la pro-et j fi l,e fit Bonaparte d’être de retour à l’hiver,st‘ Cr , * ente r alors la descente en Angleterre. Le

On ^ convenu, et, pour qu’il fût mieux gardé,Mf.j.j. Se servit pas de la plume des secrétaires,

’ Président du Directoire, écrivit l’ordre deet l’ordre lui-même ne désignait pas la

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J tûr e ai,. v *

hïl e ue * entreprise. II fut convenu que Bona-

de k P° u rrait emmener trente-six mille hommesû’oflj , Clen ne armée d’Italie , un certain nombrefies j^ le f s et de généraux à son choix, des savants,Se 8enieu rs, des géographes, des ouvriers de,l ’u tle Vs Pèce, et l’escadre de Brueys , renforcée

^ espèce

^t|j(,^ ail ' e ^es vaisseaux restés à Toulon . Ordred e . ® a la trésorerie de lui délivrer un millionS; 1 P ar décade. On lui permit de prendre troisS SUr les huit du trésor de Berne . On a ditSi ^ a R pour pouvoir envahir l’Égypte qu’on^vahi la Suisse . On peut juger maintenantÊ 0t) * J a de vrai dans cette supposition.

'V ''Parte forma sur-le-champ une commission

tt^d.

7 e parcourir les ports de la Méditerranée,^ ®parer tous les moyens de transport. Celte

t: 0l|) Sré

^ s *° n fut intitulée commission pour l’arme-\ i 0 Cs °àtes de la Méditerranée. Elle ignoraitS r monde le but de l’armement. Le secret[\ ^ Cr mé entre Bonaparte et les cinq direc-ts } Cs ° lu me des préparatifs se faisaient dansJ l!| ’ t (lep )0l ' ls ^ * a f°* s > on supposait que l’arme-V a Méditerranée n’était que la conséquence.'Ci. se faisait dans l’Océan. L’armée réu-

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V, n8lctcrre -

”* e se mit à l’œuvre avec cette activité

Méditerranée s’appelait aile gauche de

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. 'Nu,

•<i * > 1 '°jet lîl ' le apportait à l’exécution de tous( j S- Courant alternativement chez les mi-^ a guerre, de la marine, des finances,

% 4 Ces n • .

„ s Csi niinistrcs à la trésorerie, s assurantée § °^ r<is yeux de l’exécution des ordres,itv^spojj , r ' as cendant pour hâter leur expédition,k|* c ^ avec tous ^ es P orts > avec l a Suisse ,Xil.i- ’ *1 fit tout préparer ;

's Pitliig’ l * IU t0ut P r éP arer avec unc meroya-^ois ^ ^ lxa fi uatl ’ e points pour la réunion

s « des

troupes : le principal convoi

Xq*- C’es^ 0 discussion une tout autre cause que la'X qi, c | a Pl o t )os de l'expédition d’Égypte et avec

scone eut lieu.

devait partir de Toulon, le second de Gênes , letroisième d’Ajaccio , le quatrième de Civila-Vec-chia. Il fit diriger vers Toulon et Gênes les déta-chements de l’armée d’Italie qui rentraient enFrance, et vers Civita-Vecchia l’une des divisionsqui avaient marché sur Rome . Il fit traiter enFrance et en Italie avec des capitaines de vaisseauxmarchands, et se procura ainsi dans les ports quidevaient servir de points de départ, quatre centsnavires. Il réunit une nombreuse artillerie ; ilchoisit deux mille cinq cents cavaliers, des meil-leurs, les fit embarquer sans chevaux, parce qu’ilse proposait de les équiper aux dépens des Arabes.Il ne voulut emporter que des selles et des har-nais, et ne fit mettre à bord que trois cents che-vaux, pour avoir en arrivant quelques cavaliersmontés et quelques pièces attelées. Il réunit desouvriers de toute espèce. Il fit prendre à Rome lesimprimeries grecque et arabe de la propagande,et une troupe d’imprimeurs ; il forma une collec-tion complété d’instruments de physique et demathématiques. Les savants, les artistes, les in-génieurs, les dessinateurs, les géographes, qu’ilemmenait, s’élevaient à une centaine d’individus.Les noms les plus illustres s’associaient à son en-treprise: Monge, Berlholet, Fourrier, Dolomieux,étaient de l’expédition; Desgenettes, Larrey, Du-bois en étaient aussi. Tout le monde voulait s’at-tacher à la fortune du jeune général. On ne savaitoù l’on irait aborder; mais on était prêt à le sui-vre partout. Desaix était allé, pendant les négo-ciations d’Udine , visiter les champs de bataille,devenus si célèbres en Italie . Depuis lors il s’étaitlié d’amitié avec Bonaparte, et il voulut le suivre.Kléber était à Chaillot, boudant, selon son usage,le gouvernement, et ne voulant pas demander duservice. Il allait voir souvent le grand maître dansl’art qu’il aimait passionnément. Bonaparte luiproposa de le suivre : Kléber accepta avec joie;mais les avocats, dit-il, le voudront-ils? — C’estainsi qu’il nommait les directeurs. Bonaparte sechargea de lever tous les obstacles. — Eli bien !lui dit Kléber, qui croyait qu’on allait en Angle-terre, si vous jetez un brûlot dans la Tamise ,mettez-y Kléber, et vous verrez ce qu’il sait faire.— A ces deux généraux du premier ordre, Bona-parte ajouta Reynier, Dugua, Yaubois, Bon, Me-nou, Baraguey-d Milliers, Lanncs, Murat, Bel-liard, Dammartin, qui l’avaient déjà si biensecondé en Italie . Le brave et savant Cafîarelli-Dufalga, qui avait perdu une jambe sur le Rhin ,