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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
commandait le génie. Le faible mais commodeBerthier devait être le chef d’état-major. Retenupar une passion, il faillit abandonner le généralqui avait fait sa fortune; il fut honteux, s’excusa,et courut s’embarquer à Toulon. Brueys comman-dait l’escadre; Villeneuve, Blanquet-Duchaila,Decrès, en étaient les contre-amiraux. Gantheaume était le chef de l’état-major de la marine. Ainsi,tout ce que la France avait de plus illustre dansla guerre, les sciences, les arts, allait, sous la foidu jeune général, s’embarquer pour une destina-tion inconnue.
La France et l’Europe retentissaient du bruitdes préparatifs qui se faisaient dans la Méditerra-née. On formait des conjectures de toute espèce.— Où va Bonaparte? se demandait-on. Où vont cesbraves, ces savants, cette armée? — Us vont, di-saient les uns, dans la Mer Noire , rendre la Cri-' niée à la Porte. Us vont dans l’Inde , disaient lesautres, secourir le sultan Tippoo-Saèb. Quelques-uns, qui approchaient du but, soutenaient qu’onallait percer l’isthme de Suez, ou bien débarquersur les bords de l’isthme, et se rembarquer dansla Mer Rouge pour aller dans l’Inde . D’autrestouchaient le but même et disaient qu’on allait enEgypte . Un mémoire lu à l’Institut l’année précé-dente autorisait cette dernière conjecture. Les plushabiles, enfin, supposaient une combinaison pluspi’ofonde. Tout cet appareil, qui semblait annon-cer un projet de colonie, n’était suivant eux qu’unefeinte. Bonaparte vbulait seulement, avec l’esca-dre de la Méditerranée, venir traverser le détroitde Gibraltar , attaquer le lord Saint-Vincent quibloquait Cadix , le repousser, débloquer l’escadreespagnole, et la conduire à Brest , où aurait lieula jonction si désirée de toutes les marines ducontinent. C’est pourquoi l’expédition de la Médi-terranée s’appelait aile gauche de l’armée d’An-gleterre.
Cette dernière conjecture fut justement cellequi domina dans la pensée du cabinet anglais . Uétait depuis six mois dans l’épouvante, et ne sa-vait de quel côté viendrait éclater l’orage qui seformait depuis si longtemps. Dans cette anxiété,l’opposition s’était un moment réunie au minis-tère et avait fait cause commune avec lui. Shéri-dan avait tourné son éloquence contre l’ambition,la turbulence envahissante du peuple français, etsaul la suspension de VHabeas corpus, avait, surtous les points, adhéré aux propositions du mi-nistère. Bill fil sur-le-champ armer une seconde
, s efforts
escadre. On fit, pour la mettre à la mer, otextraordinaires, et on renforça de dix g ran jeseaux l’escadre du lord Saint-Vincent, P ^mettre en mesure de bien fermer lelequel on supposait qu’allait se dii'iger ®° n ‘j e j 0 rdNelson fut détaché avec trois vaisseaux P ar e tSaint-Vincent, pour courir la Méditerra 1observer la marche des Français . ÿ 0fï r
Tout était disposé pour l'embarquement- ^ ]tCparte allait partir pour Toulon , lorsqu un ^ eS tée sarrivée à Vienne , et les dispositions m a g UI op c-par divers cabinets, faillirent le retenir en ^
La fondation de deux nouvelles républ'fi^gjoi 1excité au plus haut point la crainte de 1»révolutionnaire. L’Angleterre, voulant rsde scScette crainte, avait rempli toutes les c ? j e prU ssCémissaires. Elle pressait le nouveau roi j^\Ilc'de sortir de sa neutralité, pour P I ’é se i ^ i , |’esp r f t
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magne du torrent; elle faisait travfaux et violent de l’empereur Paul; <- ^
à alarmer l’Autriche sur l’occupation u de* ides Alpes par les Français , et lui off* e *ci iasides pour recommencer la guerre; c ^vet® 11 'les passions folles de la reine de Napl es e .• a n> alS ,'
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Cette dernière cour était plus irritée fi 0 „Elle voulait que la France évacuât B 01 * , „ acédât une partie des provinces romain
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vel ambassadeur Garat avait vainemenune extrême modération; il ne tcn a> . ^'ê^'mauvais traitements du cabinet naja» 1 ‘du continent inspirait donc de très-j usl p ern atl 0 ^®et un incident vint encore les aggraver- c xj)lJ
donner d« s ^deva « j,!
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avait été envoyé à Vienne , pourcations au cabinet autrichien , et ^der, quoique aucun ambassadeur n -,
envoyé à Paris . Ce général, d’un es P|'^ ^ u ’jl csusceptible, était peu propre ^au^ r g>!i>
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taires impériaux. On se souvient duvolontaires avaient montré l’année pi' ec .jfi't®’du sort qu’ils avaient eu à Rivoli et à a erBernadotte eut le tort de vouloir s °PP 0 ^fête, disant que c’était une insulte pej 11L’Empereur répondit avec raison qu il e ip°dans ses États, que la France était h r ;il)S si ^brer ses victoires, mais qu’il était bcélébrer le dévouement de ses sujets- jlvoulut répondre à une fête par une fcélébrer dans son hôtel l’une des victo 1