Band 
Tome II.
Seite
489
JPEG-Download
 

489

les

aC'

yé-ttcritf'e»'3 Ct)is (

■ui l

De*

1110

en 1

vec

ail)

de

,tte

vo*

B.r

S0I

fCS

)«>’

ait

r tc

as-

de

SC'

r

fC'

ai 1

ne

nie

#

l’é'

:«*

pa-

le'

en 1

ffCf

o

ite-

es-

de

F;gte|t élesnef

P

r cs

)es

DIRECTOIRE (1798),

Ports d’n r

C ^da lta ie ' ^ es FMIlifs, l es commandeurs, pla-et p ,* s toute la chrétienté, dévoraient dans le luxetii ( ^ S * Vet ® les revenus de l’ordre. Il n’y avait pas(|Ues e ^ a lier qui eût fait la guère aux Barbares-té,,^' ^ 0l 'dre n’inspirait d’ailleurs plus aucun in-li 0l)a France , on lui avait enlevé ses biens, ets 'él(j'^ arte * es ava ’t saisir en Italie , sans qu’ili|U e g 11 aucune réclamation en sa faveur, On a vuIcljj ° na P arte avait songé déjà à pratiquer des in-V(i l,8 e ûcesdans Malte. Il avait gagné quelques che-Cou^’ et il se proposait de les intimider par untv , audace et de les obliger à se rendre, car ilgulj, n i le temps ni les moyens d’une attaque re-ilr c e contre une place réputée imprenable. L’or-8cr s ’ f l U| depuis quelque temps pressentait ses dan-l;i jj?^^oyant les escadres françaises dominer dans1 ^erranée, s’était mis sous la protection de

(lr e j 0lla parte faisait de grands efforts pour rejoin-(l re a ^vision de Civita-Veccliia ; il ne put la join-çaj s ^ u a Malte même. Les cinq cents voiles fran-(9 j^edéployèrent à la vue del’île, le 21 prairiall»ti vingt-deux jours après la sortie de Tou-tl e vue répandit le trouble dans la ville dei'é( Cf 1 Bonaparte, pour avoir un prétexte de s’ar-ildn’ et Pour faire naître un sujet de contestation,l’e a(J cta au grand maître la facilité de faire deGtrç' grand maître, Ferdinand de Hompesch ,gle^^olre par un refus absolu,‘alléguant les rè-qui ne permettaient pas d’introduire à latOn Cç8 Us deux vaisseaux appartenant à des puis-le^ 8 belligérantes. On avait autrement accueilli'lit J'b'lMs quand ils s’étaient présentés. Bonaparte•? c 'ctait là une preuve de la plus insigne1‘Ofq ai| ce, et sur-le-champ fit ordonner un dé-j«S[ r etïlet >t. Le lendemain, 22 prairial (10 juin),lnv^^Pcs françaises débarquèrent dans l’île, etboatQ 16 ! 11 complètement Lavaletîe, qui compte«H p âmes à peu près de population, et quis e des plus fortes places de l’Europe . Bona-l®s f 0 lt débarquer de l’artillerie pour canonner% f- Les chevaliers répondirent à son feu,l’e,, ° s ' m al. Ils voulurent faire une sortie, et il'"il Un grand nombre de pris. Le désordre seV a l’intérieur. Quelques chevaliers de la^ SH f ^çaise déclarèrent qu’ils ne pouvaientî^lqu aUre eontl ’ e leurs compatriotes. On en jetaI têt e g S ~ Uns < l ans l es cachots. Le trouble était dansbe !r,, U| 8 ’ les habitants voulaient qu’on se rendît.^ ro 5 n ) a ître, qui avait peu d’énergie, et quieila ' 1 de la générosité du vainqueur de

Rivoli à Mantoue , songea à sauver ses intérêts dunaufrage, fit sortir de prison l’un des chevaliersfrançais qu’il y avait jetés, et l’envoya à Bonapartepour négocier. Le traité fut bientôt arrêté. Leschevaliers abandonnèrent à la France la souve-raineté de Malte et des îles en dépendant; en re-tour, la France promit son intervention au con-grès de Piastadt, pour faire obtenir au grand maîtreune principauté en Allemagne , et à défaut, ellelui assura une pension viagère de 300,000 francs,et une indemnité de 600,000 francs comptant.Elle accorda à chaque chevalier de la langue fran-çaise 700 francs de pension, et 1000 pour lessexagénaires ; elle promit sa médiation, pour queceux des autres langues fussent mis en jouissancedes biens de l’ordre dans leurs pays respectifs.Telles furent les conditions au moyen desquellesla France entra en possession du premier port dela Méditerranée, et de l’un des plus forts du monde.Il fallait l’ascendant de Bonaparte pour l’obtenirsans combattre; il fallait son audace pour oser yperdre quelques jours, ayant lès Anglais à sa pour-suite. Caffarelli-Dufalga, aussi spirituel que brave,en parcourant la place dont il admirait les fortifi-cations, dit ce mot : Nous sommes bien heureuxqu’il y ait eu quelqu'un dans la place pour ouvrirles por tes.

Bonaparte laissa Vauhois à Malte, avec troismille hommes de garnison; il y plaça Régnault doSaint-Jean-d’Angely , en qualité de commissairecivil. Il fit tous les règlements administratifs quiétaient nécessaires pour l’établissement du régimemunicipal dans l’île, et il mit sur-le-champ à lavoile pour cingler vers la côte d’Égypte .

Il leva l’ancre le 1" messidor (19 juin), aprèsune relâche de dix jours. L’essentiel, maintenant,était de ne pas rencontrer les Anglais . Nelson,radoubé aux îles Saint-Pierre, avait reçu du lordSaint-Vincent un renfort de dix vaisseaux de ligneet de plusieurs frégates, ce qui lui formait uneescadre de treize vaisseaux de haut bord, et dequelques vaisseaux de moindre importance. Il étaitrevenu le 13 prairial (1 er juin) devant Toulon ;mais l’escadre française en était sortie depuis douzejours. Il avait couru de Toulon à la rade du Taglia-mon, et de la rade du Taglianion à Naples , où ilétait arrivé le 2 messidor (20 juin), au momentmême où Bonaparte quittait Malte. Apprenant queles Français avaient paru vers Malte, il les suivaitdisposé à les attaquer s’il parvenait à les joindre.

Sur toute l’escadre française, on était prêt au