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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

combat. La possibilité de rencontrer les Anglais était présente à tous les esprits et n’effrayait per-sonne. Bonaparte avait réparti sur chaque vaisseaude ligne cinq cents hommes d’élite, qu’on habi-tuait tous les jours à la manœuvre du canon, età la tête desquels se trouvait un de ces générauxsi bien habitués au feu sous ses ordres. R s’étaitfait un principe sur la tactique maritime, c’est quechaque vaisseau ne devait avoir qu’un but, celuid’en joindre un autre, de le combattre et de l’abor-der. Des ordres étaient donnés en conséquence,et il comptait sur la bravoure des troupes d’éliteplacées à bord des vaisseaux. Ces précautions pri-ses, il cinglait tranquillement vers l’Égypte . Cethomme qui, suivant d’absurdes détracteurs, crai-gnait les hasards de la mer, s’abandonnait tran-quillement à la fortune, au milieu des flottes an-glaises, et avait eu l’audace de perdre quelquesjours à Malte pour en faire la conquête. La gaietérégnait sur l’escadre; on ne savait pas exactementoù l’on allait, mais le secret commençait à se ré-pandre, et on attendait avec impatience la vue desrivages qu’on allait conquérir. Le soir, les officiersgénéraux qui étaient à bord de l'Orient se réunis-saient chez le général en chef, et là commençaientles ingénieuses et savantes discussions de l’Institutd’Égypte . Un instant, l’escadre anglaise ne futqu’à quelques lieues de l’immense convoi français ,et de part et d’autre on l’ignora. Nelson, commen-çant à supposer que les Français s’étaient dirigéssur l’Égypte, fit voile pour Alexandrie et les y de-vança; mais ne les ayant pas trouvés, il vola versles Dardanelles , pour tâcher de les y rencontrer.Par un bonheur singulier, l’expédition françaisen’arriva en vue d’Alexandrie que le surlendemain,13 messidor (I or juillet). Il y avait un mois et demià peu près qu’elle était sortie de Toulon .

Bonaparte envoya chercher aussitôt le consulfrançais. 11 apprit que les Anglais avaient parul’avant-veille, et les jugeant dans les parages voi-sins , il voulut tenter le débarquement à l’instantmême. On ne pouvait pas entrer dans le portd’Alexandrie , car la place paraissait disposée à sedéfendre; il fallait descendre à quelque distance,sur la plage voisine, à une anse dite du Marabout.Le vent soufflait violemment, et la mer se bri-sait avec furie sur les récifs de la côte. C’était versla fin du jour. Bonaparte donna le signal etvoulutaborder sur-le-cliamp. Ildescenditle premier dansune chaloupe; les soldats demandaient à grandscris a le suivre à la côte. On commença à metfre

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les embarcations à la mer, mais l'agita 110 ^ uJlCS

les exposait à chaque instant à se briser l es ucontre les autres. Enfin, après de grands d an &^.on toucha le rivage. A l’instant une voile P* 1 .

l’horizon ; on crut que c’était une voile ang ,« Fortune, s’écria Bonaparte, tu m'àb an 0,î g nt >quoi! pas seulement cinq jours ! » La f 01 111 j S(Jl’abandonnait pas, car c’était une frégate f raBqui rejoignait. On eut beaucoup de peine

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quer quatre ou cinq mille hommes, danset dans la nuit. Bonaparte résolut de nl ‘ ^sur-le-champ vers Alexandrie , afin de sU ^ t einp sla place et de ne pas donner aux Turcsde faire des préparatifs de défense. On se ^ j cde suite en marche. Il n’y avait pas un ®débarqué; l’état-major, Bonaparte, et a j,-(3lui-même, malgré sa jambe de bois, fi ren i .^ r en tà cinq lieues à pied dans les sables, et alU

la pointe du jour en vue d’Alexandrie-

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Cette antique cité, fille d’Alexandre, n jc-ses magnifiques édifices, ses innoinb ra ^ a j<meures, sa grande population ; elle étaitru 1 u | e nts.trois quarts. Les Turcs, les Égyptien® °Pj a Ÿ i]l®les négociants européens, habitaient dansmoderne, qui était la seule partie conserv ^ques Arabes vivaient dans les décombresantique; une vieille muraille, flanquée de c ttours, enfermait la nouvelle et l’anciennetout autour régnaient les sables, qui» pü 0

s’avancent partout où la civilisation

recule-

pon»'

Les quatre mille Français , conduits P a ^parte, y arrivèrent à la pointe du j oUI , un peU lrencontrèrent sur cette plage de sable l^ps d®nombre d’Arabes, qui, après quelques p a i'

fusil, s’enfoncèrent dans le désert.Bonap 1tagea ses soldats en trois colonnes : se ((c;

première, marcha à droite, vers la porte deKléber, avec la seconde, marcha au cenU ^- t i r iic>la porte de la Colonne ; Menou, avec la tr01 0in jjes-s’avança à gauche, vers la porte des ^' ata j eI . r iè) |iLes Arabes et les Turcs, excellents soldai®un mur, firent un feu bien nourri; mais Pçais montèrent avec des échelles, et frane 1 p^ppiivieille muraille. Kléber tomba le preffl ier ’ u j ; i 0d’une balle au front. On chassa les Arabes a j| a jten ruine, jusqu’à la ville nouvelle, hecorase prolonger de rue en rue et devenir ® ^mais un capitaine turc servit d’intermé ,a ^ ^négocierun accord. Bonaparte déclara 1 u . er a®nait point pour ravager le pays, ni 1 e ^ >llS (ra* , ’‘ îGrand Seigneur, mais seulement. pourles