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DIRECTOIRE (1798).
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domination des Mameluks , et venger les ou-que ceux-ci avaient faits à la France . Il pro-que les autorités du pays seraient maintenues,|. u‘s cérémonies du culte continueraient d’avoir11 Cf -Utnne par le passé, que les propriétés seraients Pectées, etc. Moyennant ces conditions, la ré-dr . tan ce cessa : les F ran çais furent maîtres d’Alexan-a le le jour même. Pendant ce temps, l’armée11 achevé de débarquer. Il s’agissait mainte-„ . 1 de mettre l’escadre à l’abri, soit dans le port,^ oans. l’une des rades voisines, de créer aj exa odrieuneadminislrationconformeauxmœursïa? ays ’ et d’arrêter un plan d’invasion pour s’ém-is cr de l’Égypte . Pour le moment, les dangers de^Uier et d’une rencontre avec les Anglais étaient^ Ses ; les plus grands obstacles étaient vaincusj a , c ce bonheur qui semble toujours accompagnerJeunesse d’un grand homme.
„ Egypte , sur laquelle nous venions d’aborder,. l ‘ e pays le plus singulier, le mieux situé, et l’uny 1 ) 8 Plus fertiles de la terre. Sa position est connue.
Afrique ne tient à l’Asie que par un isthme dejaques lieues, qu’on appelle l’isthme de Suez, et
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^.j.’guteurs d’aller à des distances immenses, et au|)^ leu des tempêtes, doubler le cap de Bonne-Es-jj^ce. L’Égypte est placée parallèlement à la
s ’il était coupé, donnerait accès de la Médi-tée dans la mer des Indes, dispenserait les
t r r °uge et à l’isthme de Suez. Elle est la maî-] f ^ Ss ° de cet isthme. C’est cette contrée qui, chez, ai iciens et dans le moyen âge, pendant la pros-,,té des Vénitiens, était l’intermédiaire du com-n r _ Ce de l’Inde . Telle est sa position entre l’Occi-
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for et ^'Orient. Sa constitution physique et sap u e ne sont pas moins extraordinaires. Le Nil ,^ grands fleuves du monde, prend sa source, ie ; * es montagnes de l’Abyssinie, fait six centses dans les déserts de l’Afrique , puis entre enc^tq 6 ’ ou y tombe, en se précipitant desl'cii c. tes de Syène , et parcourt encore deux centsl’jj. es jusqu’à la mer. Ses bords constituent toutelo^Pte- C’est une vallée de deux cents lieues dec ôl f e «r, sur cinq à six lieues de largeur. Des deuxlâeg est bordée par un océan de sables. Quelc) llr . c ^ a 'nes de montagnes, basses, arides et dé
t (!tl| , es ’ sillonnent tristement ces sables, et projet-te ' P c, ne quelques ombres sur leur immensité.! hu t . ( , Ulles séparent le Nil de la Mer Rouge , les<dl Cs S 1° séparent du grand désert, dans lequel'Uio ' 0nt se perdre. Sur la rive gauche du Nil , àtanie distance dans le désert, serpentent
deux langues de terre cultivable, qui font excep-tion aux sables, et se couvrent d’un peu de ver-dure. Ce sont les oasis, espèces d’îles végétales,au milieu de l’océan des sables. Il y en a deux,la grande et la petite. Un effort des hommes, en yjetant une branche du Nil , en ferait de fertilesprovinces. Cinquante lieues avant d’arriver à lamer, le Nil se partage en deux branches, qui vonttomber à soixante lieues l’une de l’autre, dans laMéditerranée , la première à Rosette, la seconde àDamiette . On connaissait autrefois sept bouchesdu Nil ; on les aperçoit encore, mais il n’y en aplus que deux de navigables. Le triangle formé parces deux grandes branches et par la mer a soixantelieues à sa base et cinquante sur ses côtés; il s’ap-pelle le Delta. C’est la partie la plus fertile del’Égypte , parce que c’est la plus arrosée, la pluscoupée de canaux. Le pays tout entier se diviseen trois parties, le Delta ou basse Égypte , qu’onappelle Bahireli; la moyenne Égypte , qu’on ap-pelle Ouestanieh ; la haute Égypte, qu’on appellela Saïd.
Les vents étésiens, soufflant d’une manière con-stante du nord au sud, pendant les mois de mai,juin et juillet, entraînent tous les nuages formés àl’embouchure du Nil , n’en laissent pas séjournerun seul sur cette contrée toujours sereine, et lesportent vers les monts d’Abyssinie. Là ces nuagess’agglomèrent, se précipitent en pluie pendant lesmois de juillet, août et septembre, et produisentle phénomène célèbre des inondations du Nil .Ainsi, cette terre reçoit par les débordements dufleuve les eaux qu’elle ne reçoit pas du ciel. Il n’ypleut jamais; et les marécages du Delta, qui se-raient pestilentiels sous le ciel de l’Europe , neproduisent pas en Égypte une seule fièvre. Le Nil ,après son inondation, laisse un limon fertile, quiest la seule terre cultivable sur ses bords , et quiproduit ces abondantes moissons consacrées autre-fois à nourrir Rome. Plus l’inondation s’est éten-due, plus il y a de terre cultivable. Les proprié-taires de cette terre, nivelée tous les ans par leseaux, se la partagent tous les ans par l’arpentage.Aussi l’arpentage est-il un grand art en Égypte .Des canaux pourraient étendre l’inondation, etauraient 1 avantage de diminuer la rapidité deseaux, de les faire séjourner plus longtemps, etd’étendre la fertilité aux dépens du désert. Nullepart le travail de l’homme ne pourrait avoir deplus salutaires effets, nulle part la civilisation neserait plus souhaitable. Le Nil et le désert se dis-