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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
putent l’Égypte , et c’est la civilisation qui donne-rait au Nil le moyen de vaincre le désert et de lefaire reculer. On croit que l’Égypte nourrissaitautrefois vingt millions d’habitants, sans compterles Romains. Elle était à peine capable d’en nour-rir trois millions quand les Français y entrèrent.
L’inondation finit à peu près en septembre.Alors commencent les travaux des champs. Pen-dant les mois d’octobre, novembre, décembre,janvier, février, la campagne d’Égypte présente unaspect ravissant de fertilité et de fraîcheur. Elleest couvertealors des plus riches moissons, émailléede fleurs, traversée par d’immenses troupeaux. Enmars les chaleurs commencent; la terre se gercesi profondément qu’il est quelquefois dangereux dela traverser à cheval. Les travaux des champs sontalors finis. Les Égyptiens ont recueilli toutes lesrichesses de l’année. Outre les blés, l’Égypte pro-duit les meilleurs riz, les plus beaux légumes, lesucre, l’indigo, le séné, la casse, le natron, le lin,le chanvre, le coton, tout cela avec une merveil-leuse abondance. Il lui manque des huiles, maiselle les trouve vis-à-vis, en Grèce ; il lui manquele tabac et le café, mais elle les trouve à ses côtés,dans la Syrie et l’Arabie . Elle est aussi privée debois, caria grande végétation ne peut pas poussersur ce limon annuel que le Nil dépose sur un fondde sable. Quelques sycomores et quelques pal-miers sont les seuls arbres de l'Égypte . A défautde bois, on brûle la bouse de vache. L’Égypte nourrit d’immenses troupeaux. Les volailles detoute espèce y fourmillent. Elle a ces admirableschevaux, si célèbres dans le monde par leur beauté,leur vivacité, leur familiarité avec leurs maîtres,et cet utile chameau, qui peut manger et boirepour plusieurs jours, dont le pied enfonce sansfatigue dans les sables mouvants, et qui est commeun navire vivant pour traverser la mer des sables.
Tous les ans arrivent au Caire d’innombrablescaravanes, qui abordent comme des flottes des deuxcôtés du désert. Les unes viennent de la Syrie et del’Arabie, les autres de l’Afrique et des côtes deBarbarie. Elles apportent tout ce qui est propre aupays du soleil, l’or, l’ivoire, les plumes, les schallsinimitables, les parfums, les gommes, les aromatesde toute espèce, le café, le tabac, les bois et lesesclaves. Le Caire devient un entrepôt magnifiquedes plus belles productions du globe, de celles quele génie si puissant des Occidentaux ne pourrajamais imiter, car c’est le soleil qui les donne, etdont leur goût délicat les rendra toujours avides.
Aussi le commerce de l’Inde est-il le seul do a ^ ^progrès des peuples n’amèneront jamais 1® ‘ne serait donc pas nécessaire de faire de 1 ^ eB tun poste militaire, pour aller détruire v *°* e !*!* u nle commerce des Anglais . Il suffirait d’y et a ^entrepôt, avec la sûreté, les lois et les c0dites européennes, pour y attirer les riches
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La population qui occupe l’Egypte j eS
les ruines des cités qui la couvrent, un ainaS . enSdébris de plusieurs peuples. Des Cophtes , an j ehabitants de l’Égypte , des Arabes conquér aa ^ (Sl’Égypte sur les Cophtes , des Turcs c ° n ^ u ^j,rissur les Arabes, telles sont les races dont les ^pull ulent misérablement sur une terre dont i ^indignes. Les Cophtes , quand les Français Jtrèrent, étaient deux cent mille au pins- ^^tespauvres, abrutis, ils s’étaient voués, comme ^les classes proscrites, aux plus ignobles m j eLes Arabes formaient la masse presque en 1 nSla population ; ils descendaient des comp^ a „-- -•* infinm ie °
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riée; quelques-uns, de haute naissance,,remonter leur origine jusqu’à Mahomet b' 1grands propriétaires, ayant quelques traC !î S c tio aSvoir arabe, réunissant à la noblesse les J° n ^ g ledu culte et de la magistrature, étaient, s ^ (C ,titre de scheiks, les véritables grands de ^ÿ a ndDans les divans, ils représentaient le p a y s ^ gos-ses tyrans voulaient s’adressera lui; dans ^quées, ils composaient des espèces d’un" aI)toù ils enseignaient la religion, la morale u p aun peu de philosophie et de jurisprmde or ps
grande mosquéedeJemil-Azar était lepr enl n jg,
savant et religieux de l’Orient, Après ccs d t j avenaient les moindres propriétaires, c0111 ^ ra besiseconde et la plus nombreuse classe des ^ s |-
puis les prolétaires, qui étaient tombes
tuation de véritables ilotes. Ces dernieis^ pon ,des paysans à gage, cultivant la terre s °, U ?- eC tiomde fellahs, et vivant dans la misère et a11 y avait une quatrième classe d’Arabes, ^ eft iles Bédouins ou Arabes errants : ceux-là a ^ jupas voulu s’attachera la terre; e’étaient^e^^^
désert. Montés sur des chevaux ou <
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