DIRECTOIRE (.1708).
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108 «lots.
lai ' Piaille nous avait a peine coûté une cen-i.jjj 6 morts ou blessés ; car si la défaite est ter-110 ; P°ur des carrés enfoncés, la perte est nullep e des carrés victorieux. Les Mameluks avaient(| U leurs meilleurs cavaliers par le feu ou par^ , ' ts - Leurs forces étaient dispersées, et la pos-f*°n du Caire nous était assurée. Cette capitalef * ^ ans un désordre extraordinaire. Elle ren-«st 16 ^ Us c ^ e tro * s cent m ^' e habitants, et elles e ][® m P lie d’une populace féroce et abrutie, quilu Vl 'ait à tous les excès, et voulait profiter du^iil| U ^ e P our P*^ er ^ es r * c h es palais des beys.Cftc Creusement, la flottille française n’avait pas"io° re remon,; d le Nil , et nous n’avions pas lesi / ea de le traverser pour aller prendre posses-du Caire. Quelques négociants français quii*V, 0Uvaient lurent envoyés à Bonaparte par les
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'eiks,se i
pour convenir de l’occupation de la ville.
déi. l u ° CUra quelques djermes pour envoyer unles Cle ®ent qui rétablît la tranquillité, et mît(] e jCsonnes et les propriétés à l’abri des fureursÇ . a Populace. Il entra le surlendemain dans leju re > .et alla prendre possession du palais de«J-sd-B,.
ilv P e ' ne fut-il établi au Caire , qu’il se hâta4[ P °yér la politique qu’il avait déjà suivie àV ' s U;| 11 dri e ’ et T U 1 devait lui attacher le pays. Ilejpg 9 ^ es principaux scheiks, les flatta, leur fit! tü| , rcr le rétablissement de la domination arabe,
o (lr P r °mit la conservation de leur culte et de>- c c °otûmes, et réussit complètement à les ga-
es
l lar olr^ ar Un m ®l an 8 e de caresses adroites et de
'niposantes, empreintes d’une grandeurde j a * e - L’essentiel était d’obtenir des scheiks
J; q^j 62 l es chrétiens. Bonaparte y déploya tout
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s >ré e J<îs grands scheiks firent la déclaration dé-k et engagèrent les Égyptiens à se soumettre,qui de Dieu , qui respectait le prophète, et■'ta rilr , ria d venger ses enfants de la tyrannie desC0l ûiïi ■ ‘ Bonaparte établit au Caire un divand avait fait à Alexandrie , composé desÉe Sc heiks et des plus notables habitants.
°u conseil municipal devait lui servir à
avait d’adresse, et il y réussit compléte-
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4 S> . es prit des Égyptiens, en les consultant,Si^'oire par eux de tous les détails del’ad-
Utç^dau intérieure. 11 fut convenu que dansqijç Gs Provinces il en serait établi de pareils,
CCs divans particuliers enverraient des dé-
putés au divan du Caire , qui serait ainsi le granddivan national.
Bonaparte résolut de laisser exercer la justicepar les cadis. Dans son projet de succéder auxdroits des Mameluks , il saisit leurs propriétés, etfit continuer au profit de l’armée française la per-ception des droits précédemment établis. Pourcela, il fallait avoir les Cophtes à sa disposition. IIne négligea rien pour se les attacher, en leur fai-sant espérer une amélioration dans leur sort. 11 fitpartir des généraux avec des détachements, pourredescendre le Nil , et aller achever l’occupationdu Delta qu’on n’avait fait que traverser. Il enenvoya vers le Nil supérieur, pour prendre pos-session de l’Égypte moyenne. Desaix fut placéavec sa division à l’entrée de la haute Egypte ,dont il devait faire la conquête sur Mourad-Bey,dès que les eaux du Nil baisseraient avec l’au-tomne. Chacun des généraux, muni d’instructionsdétaillées, devait répéter dans tout le' pays ce quiavait été fait à Alexandrie et au Caire . Ils devaients’entourer des scheiks, capter les Cophtes , et éta-blir la perception des impôts pour fournir aux be-soins de l’armée.
Bonaparte s’occupa ensuite du bien-être et dela santé des soldats. L’Égypte commençait à leurplaire : ils y trouvaient le repos, l’abondance, unclimat sain et pur. Ils s’habituaient aux mœurssingulières du pays, et en faisaient un sujet con-tinuel de plaisanteries. Mais, devinant l’intentiondu général avec leur sagacité accoutumée, ilsjouaient aussi le respect pour le prophète, etriaient avec lui du rôle que la politique les obli-geait à jouer. Bonaparte fit construire des fourspour qu’ils eussent du pain. Il les logea dans lesbonnes habitations des Mameluks , et leur recom-manda surtout de respecter les femmes. Ils avaienttrouvé en Égypte des ânes superbes et en grandnombre. C’était un grand plaisir pour eux de sefaire porter dans les environs, et de galoper surces animaux à travers les campagnes. Leur viva-cité causa quelques accidents aux graves habitantsdu Caire . Il fallut défendre de traverser les ruestrop vite. La cavalerie était montée sur les plusbeaux chevaux du monde, c’est-à-dire sur les che-vaux arabes enlevés aux Mameluks .
Bonaparte s occupa aussi de maintenir les rela-tions avec les contrées voisines, afin de conserveret de s’approprier le riche commerce de l’Égypte .Il nomma lui-même l’émir-haggi. C’est un officierchoisi annuellement au Caire pour protéger la