nung el do Gnadenütal, qui étaient moins compromis dans larévolle. Celte affaire fut traînée dans les diètes de 1841 , 1842et 1845, et enfin or. parvint à un accommodement dans laséance du 51 juillet de cette dernière année par la déclarationque fit Argovie de rétablir encore le quatrième couvent defemmes, celui de llermelschwyl. Par l'adjonction de Genève ,des Grisons et de S'-Gall aux États qui avaient volé pour sortirl’affaire du recès, en se basant sur les offres faites par Argovie ,une majorité de 12% États se prononça dans ce sens, savoirles Élats de Zurich, Berne , Claris, Soleure , Bâle-Campagne ,Schaffhouse, Appenzell (11.-E.) , S’-Gall, Argovie, Thurgovie ,Grisons, Tessin , Vaud et Genève . Celle résolution fut uneépine dans l’œil pour le parti de Siegwart, défenseur des cou-vents. Au lieu de laisser tomber celte affaire , qui avait étévidée d’une manière réglementaire, il plut au président de ladiète (Siegwart) d’ouvrir à ce sujet un second tour de délibé-ration ; les députés des États formant la majorité s’en référèrentpurement et simplement à leurs votes, tandis que les députésd’Uri, de Schwyz, d’Unlerwalden , de Zug, de Fribourg , deBâle-Ville, d’Appenzell (11.-I.), de Valais, de Neuchâtel et deLucerne parlèrent d’un ton irrité, d’une part sur la partie ma-térielle, et de l’autre sur la partie formelle de la question. Leprésident voulut même, contrairement au règlement, faire pro-céder à une nouvelle votation sur les propositions qui avaientété faites dans le cours de la délibération, mais les députa-tions de Zurich el de S'-Gall le rappelèrent à l’observation durèglement et au respect des résolutions qui avaient déjà étéprises; sur ces observations il déclara qu’il s’était trompé etque la résolution qui avait été prise par 12 2 /2 voix était suffi-sante. Voilà le premier acte de rébellion contre les décisionsde la diète, acte qui s’est produit dans le sein même de cetteautorité; il fut suivi d’une protestation des cantons d’Lri, deSclnvyz, d’Unterwald et de Zug, et d’une réserve insérée auprotocole par Fribourg et Neuchâtel . Par une déclaration deZurich , à laquelle s’associèrent les États sus-mentionnés formantla majorité, toutes ces réserves et protestations furent signaléescomme inadmissibles et illégales.
Cette révolte dans le sein de la diète fut bientôt suivie