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le manifeste dont ils avaient parlé. Le raisonnement de cettepièce repose sur le principe d’une souveraineté cantonale illi-mitée. Ce manifeste , loin de produire l’effet qu’en attendait laligue, ne servit qu’à soulever l’indignation du peuple et hâta lemoment des hostilités.
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CHAPITRE IV,
Suites de l’arrêté <Texécution.
Nous allons maintenant passer en revue l’état des chosesdans différents cantons au moment où les dispositions militairesétaient prises contre le Sonderbund.
Immédiatement après la victoire des libéraux dans le grandconseil de S‘-Gall au sujet des mesures d’exécution, on remar-qua dans ce canton des signes non équivoques de menées ré-volutionnaires ; le district du Lac, le vieux Toggenburg et Sargans paraissaient tout particulièrement avoir été choisis pour lieux derassemblement des agitateurs. On craignait que le Gasler ne fûtattaqué par le district du Lac ; on disait qu’on voulait s’enprendre aux députés libéraux qui avaient fait pencher la balancedans le grand conseil. Cependant le gouvernement était prêt àtout événement; il leva des troupes qu’il mit sous le comman-dement du colonel cantonal Rüsch. Lorsque les milices se furenttrouvées sur les différentes places de rassemblement, il y eutdes scènes séditieuses provoquées moins par les militaires eux-mêmes que par une influence venue du dehors.
Les deux compagnies Wiget et Baumann se rassemblèrentle 21 octobre à Biitsclnvyl, district du vieux Toggenburg. Unamas de paysans, venus pour la plupart de la contrée deBrunschofen et de Wyl, se rendirent sur la place de rassem-blement armés de bâtons, évidemment dans le but d’empêcher
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