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les résultats les plus désastreux pour la Suisse entière et pourle canton de Fribourg en particulier ;
»10° Que chaque député au grand conseil a juré de main-tenir et de défendre la constitution du canton de Fribourg .
«Fondé sur ces motifs et envisageant la proposition pré-mentionnée du conseil d’État comme contraire au pacte et à laconstitution cantonale, j’estime que le grand conseil ne doit pass’en occuper. Je déclare en conséquence que , lidèle au ser-ment qui me lie à la patrie suisse et envers mon canton , jene prendrai aucune part à une délibération qui serait ouvertesur cet objet, et que je laisse à qui de droit la responsabilitéd’une telle mesure. D r Bussauo.»
La discussion dans le grand conseil relativement aux réso-lutions de la conférence dura dix heures de temps. Les par-tisans de la ligue triomphèrent par 47 voix contre 11 pour lemalheur du canton et du Sonderbund; 25 membres se sontabstenus de prendre part à la votation et donnèrent une pro-testation énergique par laquelle ils déclinaient toute espèce deresponsabilité. Les neuf députés du district de Moral donnèrentune déclaration analogue. La demande que le district de Morat mît ses citoyens protestants à la disposition d’une ligue catho-lique et les fit marcher dans le but spécial de protéger l’ullra-inonlanisme était si révoltante, que toute la Suisse libérale enfut indignée. C’est cette terrible contrainte qui a provoqué, le7 janvier 1847, dans le canton de Fribourg le mouvement dontles suites ont été si malheureuses, il a entraîné l’incarcérationde plusieurs citoyens respectables, parmi lesquels se trouvaientplusieurs membres du grand conseil, et il a causé la mort dubrave Frôlieher, qui a rendu le dernier soupir dans son cachotavant que le jour de la délivrance eût lui pour les détenus.
Ainsi, depuis que les résolutions de la conférence eurentété soumises au grand conseil de Fribourg , on a eu, commeon l’a déjà fait observer plus haut, des renseignements pluscirconstanciés sur le caractère essentiel de la ligue. Ce n’estqu’après que la minorité suisse du grand conseil de Fribourg eut déchiré le voile qui recouvrait cette œuvre de l étranger,que la Confédération put juger toute l’étendue de la démarche