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Déjà sous la date du 3 octobre l’adjudant-général VincentMillier avait lancé une instruction relativement aux signaux àdonner par dos feux allumés, des décharges de mortiers et parle son du tocsin. En vertu de cette instruction il fallait tenirjour et nuit sur les places de rassemblement des matériauxcombustibles en disponibilité, ainsi qu’une certaine quantité d’huilede térébenthine pour en asperger ces matériaux. Les signaux quise donnaient à la campagne par des décharges de mortiers sedonnaient à Lucerne par le son du canon. On avait établi deuxespèces de signaux : l’un qui se donnait par trois coups de feuse succédant par intervalles d’une demi-minute; il signifiait:Attention ! (c’est-à-dire , préparez-vous à vous mettre eh marche);l’autre consistait à allumer les feux, à tirer et à sonner le tocsin;il signifiait : Mettez-vous en marche ! A ce dernier signal il fal-lait sonner immédiatement et pendant longtemps toutes les clochesdans toutes les églises du canton.
Dans le but d’appeler au secours le landslurm des cantonsd’Uri, Sclnvyz, Untenvalden, Zug et Valais , on avait résoluque, pendant qu’on sonnerait le tocsin et qu’on donnerait l’a-larme dans tout le canton, on mettrait en même temps environcinq fois le feu à une quantité déterminée de poudre placéedans une chaudière sur le Gülsch et le Meggenhorn. Dans lecanton de Lucerne il y avait vingt places destinées aux signaux.Sur plusieurs élévations qui se trouvent dans les cantons duSonderbund on avait établi des télégraphes (par exemple à Lu-cerne , sur la tour dite de la Miisegg) , desquels cependant onne put faire aucun usage à cause du brouillard permanent etprincipalement à cause de leur mauvaise organisation.
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