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s'avancèrent dans l’Emmenthal une brigade de réserve, quatrecompagnies de carabiniers et deux compagnies d’artillerie pourappuyer les mouvements de la troisième division (Donatz). Destroupes de Genève se rendirent en même temps dans le cantonde Vaud pour rejoindre la division Rilliet.
Les États du Sonderbund avaient déjà déployé toutes leursforces militaires. Nous avons déjà vu que Lucerne avait mis surpied un nombre de troupes extraordinaire relativement au chiffrede sa population et qu’il s’était retranché de tous les côtés.L’état des fortifications faites au pont de Gislikon prouve cepen-dant que Lucerne ne s’attendait pas être attaqué du côté de Zug .D’ailleurs les plans annexés à cet ouvrage donneront un aperçude ces fortifications. De son côté, Fribourg avait fait avancerses avant-postes jusque sur les bords de la Sarine . L’ancienneroule fut autant que possible rendue impraticable et l’on avaitaussi eu recours aux mines. Valais avait déjà mis un bataillonet deux compagnies de carabiniers au passage de Ravil, et unbataillon de Valaisans traversa la Furka pour aller au secoursde Lucerne .
Le jour même où la diète décrétait les mesures d’exécution,le Sonderbund ouvrait les hostilités. On ne comprend pas pour-quoi le commandant de la sixième division n’a pas fait occuperavant tout le S‘-Golhardt, non seulement pour protéger le Tessin ,mais encore pour dominer le passage de la Furka et em-pêcher de celte manière la réunion des troupes valaisanncs aveccelles du canton d’Uri. Le conseil de la guerre du Sonderbundprofila de cette faute, car déjà le 2 novembre au soir un dé-tachement de 400 hommes de la seconde landwehr d’Uris’avança avec deux pièces de quatre et deux obusiers de douzecontre le S-Gothardt sous le commandement de l’ingénieur etlieutenant-colonel Millier pour occuper ce passage. Dans la ma-tinée du h , ces troupes se trouvaient près de l’hospice, sur leterritoire lessinois, où fut braquée la batterie d’Uri.
Celte violation de territoire, qui appela sous les armes lamoitié du Tessin et eut pour conséquence quelques mouvementsde brigade vers le S'-Gothardt, engagea quelques carabinierslessinois à aller harceler l’ennemi. Trois officiers d’artillerie re-marquèrent de l’hospice ces tirailleurs ; pleins d’orgueil ils