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après avoir soigneusement exploré toute la contrée. Malgré lesbivouacs dont on voyait briller les feux sur les hauteurs, l’en-nemi ne fit point d’attaque dans la nuit du 25 au 24. Dans lamatinée du 24, le bruit courut que l’ennemi se tenait avectoutes ses forces sur la hauteur de Bramegg. La division ber-noise marcha néanmoins en avant et, contre toute attente , ellen’aperçut plus d’ennemis armés. En traversant Scliachen, Mal-ters et le passage du Rengg, elle se dirigea sans s’arrêter surKriens, à environ trois quarts de lieue au-dessus de Lucerne .En-decà de Malters , le colonel Ochsenbein adressa quelquesparoles instantes aux différents détachements de ses troupes, etil est très probable que c’est à ses représentations que ce vil-lage doit de n’avoir pas été maltraité en expiation des excèsqu’il a commis lors de l’expédition des corps francs, car lessoldats se montraient très courroucés , et ce n’est qu’avec peinequ’on put les empêcher de maltraiter leurs adversaires qui s’enretournaient désarmés de Lucerne pour rentrer dans leurs foyers.Sur son passage, la division bernoise de réserve rencontra plu-sieurs travaux de défense, tels que palissades, abattis d’arbres,redoutes, ponts découverts, environ dix mines qui furent ex-traites par les sapeurs. Les villages d’Escholzmatt , de Schiipf-beim, de Basic, d’Entlebuch , etc. étaient pour ainsi dire déserts;on ne voyait par ci par là que quelques femmes. Dans plu-sieurs maisons de ces deux derniers villages on voyait flotterdes draps blancs avec la croix fédérale; il y eut là moins dedévastations.
Depuis le 22 à midi on avait à Lucerne connaissance ducommencement du combat. Le major Limmaclier doit avoir de-mandé plusieurs fois avec instance du renfort et un comman-dant; mais il ne reçut ni réponse ni renfort jusqu’à la nuit du22 au 25 où l’on envoya quelques gens du landsturm et unpeu de munition sur la hauteur de Bramegg. Dans la matinéele major Ullmann, qui venait d’entrer à Lucerne avec la co-lonne mobile, devait s’adjoindre un bataillon et une compagniede carabiniers de la première brigade de la première divisionet marcher avec ces troupes sur la vallée de l’Entlebuch. Ce-pendant elles n’arrivèrent que jusqu’à Malters , où elles reçurent