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Récit des derniers événements survenus en Suisse, par suite de l'appel des Jésuites à Lucerne et de l'Alliance Séparée (Sonderbund) fondée le 14 septembre 1845, aux Bains de Rothen entre les cantons de Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwalden, Zug, Fribourg et Valais : exposé au point de vue historique et militaire avec le concours d'un écrivain militaire distingué / par J.-J. Leuthy ; traduit de l'allemand
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après avoir soigneusement exploré toute la contrée. Malgré lesbivouacs dont on voyait briller les feux sur les hauteurs, len-nemi ne fit point dattaque dans la nuit du 25 au 24. Dans lamatinée du 24, le bruit courut que lennemi se tenait avectoutes ses forces sur la hauteur de Bramegg. La division ber-noise marcha néanmoins en avant et, contre toute attente , ellenaperçut plus dennemis armés. En traversant Scliachen, Mal-ters et le passage du Rengg, elle se dirigea sans sarrêter surKriens, à environ trois quarts de lieue au-dessus de Lucerne .En-decà de Malters , le colonel Ochsenbein adressa quelquesparoles instantes aux différents détachements de ses troupes, etil est très probable que cest à ses représentations que ce vil-lage doit de navoir pas été maltraité en expiation des excèsquil a commis lors de lexpédition des corps francs, car lessoldats se montraient très courroucés , et ce nest quavec peinequon put les empêcher de maltraiter leurs adversaires qui senretournaient désarmés de Lucerne pour rentrer dans leurs foyers.Sur son passage, la division bernoise de réserve rencontra plu-sieurs travaux de défense, tels que palissades, abattis darbres,redoutes, ponts découverts, environ dix mines qui furent ex-traites par les sapeurs. Les villages dEscholzmatt , de Schiipf-beim, de Basic, dEntlebuch , etc. étaient pour ainsi dire déserts;on ne voyait par ci par que quelques femmes. Dans plu-sieurs maisons de ces deux derniers villages on voyait flotterdes draps blancs avec la croix fédérale; il y eut moins dedévastations.

Depuis le 22 à midi on avait à Lucerne connaissance ducommencement du combat. Le major Limmaclier doit avoir de-mandé plusieurs fois avec instance du renfort et un comman-dant; mais il ne reçut ni réponse ni renfort jusquà la nuit du22 au 25 lon envoya quelques gens du landsturm et unpeu de munition sur la hauteur de Bramegg. Dans la matinéele major Ullmann, qui venait dentrer à Lucerne avec la co-lonne mobile, devait sadjoindre un bataillon et une compagniede carabiniers de la première brigade de la première divisionet marcher avec ces troupes sur la vallée de lEntlebuch. Ce-pendant elles narrivèrent que jusquà Malters , elles reçurent