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mandement spécial du major d’artillerie Manuel. La compagniede cavalerie Bally, la compagnie de sapeurs Jeudi, la batteriede douze Zuppinger, la batterie de landvvehr Ringier , la batte-rie d’obusiers de vingt-quatre Weber furent déléguées pour s’ad-joindre à la troisième brigade. L’artillerie était placée sous lecommandement immédiat du lieutenant-colonel d’artillerie Dern-ier; c’est pourquoi celui-ci et le commandant de brigade, colonelMüller, furent invités à se concerter sur l’emploi de l’artillerie.La compagnie de pontoniers Voglli fut chargée de jeter le matinà cinq heures un pont sur la Reuss près de Sins ; le détache-ment de pontoniers du capitaine Iluber reçut l’ordre de se re-tirer d’Oberrüti avec la deuxième brigade et de veiller à laconstruction du pont près d’Eyen.
Après avoir pris des mesures pour la garde du pont prèsde Sins , tous les commandants de brigade reçurent l’ordre departager tous les bataillons en demi-bataillons et de faire marcherchaque demi-bataillon sous le commandement du commandantou du major de chaeun d’eux; par cette opération l’infanteriedevenait plus mobile et plus facile à employer sur le terrainaccidenté qu’elle avait à parcourir.
Le commissariat des guerres de division reçut l’ordre trèsrationnel de faire arriver des provisions en nature dans lesquartiers des brigades à l’usage de tous les corps, tant pourla journée du 22 que pour les deux jours suivants, afin qu’aprèsavoir été suffisamment nourris ils pussent commencer les mou-vements d’attaque le 25 de bon matin. Mais, vu la masse con-sidérable de troupes, cet ordre ne put être convenablementexécuté dans plusieurs corps. Ce manque de vivres inquiéta nonseulement le repos de la nuit, mais il fut cause que l’attaquedu 23 fut différée de deux heures environ. Le commissariat neput obtenir les voitures nécessaires pour transporter les vivresdes magasins de Mûri dans les quartiers, car les voitures debagages et le double train de pontons avaient mis de réquisitionun très grand nombre de bêtes de trait. Il eût mieux valu,comme le voulait le commandant de division, que tous les ba-gages fussent restés à Mûri. Sans doute on aurait alors obtenuun nombre suffisant d’attelages.