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Récit des derniers événements survenus en Suisse, par suite de l'appel des Jésuites à Lucerne et de l'Alliance Séparée (Sonderbund) fondée le 14 septembre 1845, aux Bains de Rothen entre les cantons de Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwalden, Zug, Fribourg et Valais : exposé au point de vue historique et militaire avec le concours d'un écrivain militaire distingué / par J.-J. Leuthy ; traduit de l'allemand
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mandement spécial du major dartillerie Manuel. La compagniede cavalerie Bally, la compagnie de sapeurs Jeudi, la batteriede douze Zuppinger, la batterie de landvvehr Ringier , la batte-rie dobusiers de vingt-quatre Weber furent déléguées pour sad-joindre à la troisième brigade. Lartillerie était placée sous lecommandement immédiat du lieutenant-colonel dartillerie Dern-ier; cest pourquoi celui-ci et le commandant de brigade, colonelMüller, furent invités à se concerter sur lemploi de lartillerie.La compagnie de pontoniers Voglli fut chargée de jeter le matinà cinq heures un pont sur la Reuss près de Sins ; le détache-ment de pontoniers du capitaine Iluber reçut lordre de se re-tirer dOberrüti avec la deuxième brigade et de veiller à laconstruction du pont près dEyen.

Après avoir pris des mesures pour la garde du pont prèsde Sins , tous les commandants de brigade reçurent lordre departager tous les bataillons en demi-bataillons et de faire marcherchaque demi-bataillon sous le commandement du commandantou du major de chaeun deux; par cette opération linfanteriedevenait plus mobile et plus facile à employer sur le terrainaccidenté quelle avait à parcourir.

Le commissariat des guerres de division reçut lordre trèsrationnel de faire arriver des provisions en nature dans lesquartiers des brigades à lusage de tous les corps, tant pourla journée du 22 que pour les deux jours suivants, afin quaprèsavoir été suffisamment nourris ils pussent commencer les mou-vements dattaque le 25 de bon matin. Mais, vu la masse con-sidérable de troupes, cet ordre ne put être convenablementexécuté dans plusieurs corps. Ce manque de vivres inquiéta nonseulement le repos de la nuit, mais il fut cause que lattaquedu 23 fut différée de deux heures environ. Le commissariat neput obtenir les voitures nécessaires pour transporter les vivresdes magasins de Mûri dans les quartiers, car les voitures debagages et le double train de pontons avaient mis de réquisitionun très grand nombre de bêtes de trait. Il eût mieux valu,comme le voulait le commandant de division, que tous les ba-gages fussent restés à Mûri. Sans doute on aurait alors obtenuun nombre suffisant dattelages.