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cime manière de la rive droite du canton de Zug. Cependanton prit toutes les précautions possibles en plaçant des compa-gnies de carabiniers et de chasseurs avec des pontons sur larive droite avant le commencement des travaux et en les éche-lonnant convenablement, de même qu’en occupant aussi la rivegauche. Lorsque les rayons du soleil eurent percé le brouillardet que la vue put plonger librement de ïlonau sur le lit de laReuss, l’ennemi qui était stationné près de Honau et de Gislikonaperçut les mouvements des troupes fédérales près d’Eyen surla Reuss ; c’est pourquoi la batterie Mazzola tira de Honau plu-sieurs coups de canon contre Eyen ; quelques boulets passèrenttout près des troupes qui se tenaient sur le rivage, mais ilsne blessèrent personne ; d’autres boulets ne purent atteindrejusqu’à cet endroit. Ces décharges inquiétèrent un peu lesIroupes lors de la construction du pont, mais l’ennemi suspenditbientôt son feu, de sorte que vers onze heures la deuxièmebrigade put passer librement le pont de bateau avec l’artillerie.
En même temps la première brigade était arrivée sur lahauteur près de BàchUvyl ou de Bachhof, de sorte que le corpsde troupes de la quatrième division qui se trouvait sur ce pla-teau et était destiné pour la rive droite put se rallier conve-nablement et commencer ses opérations. Le colonel Ziegler donnaà ses troupes des directions générales, suivant que le compor-taient les accidents de terrain. La brigade Eglotï s’avança dela hauteur de BàchUvyl directement contre Honau et Gislikon,étendant son aile droite jusqu’à la Reuss et son aîte gauche àtravers la grand’roule jusqu’au versant du Rooterberg en avantdu Rothkreuz, y compris les localités de Honau et de Gislikon.Toute l’artillerie des deux brigades se tint dans le même rayon,faisant suite à la brigade Eglotï. Les caissons et les voiturespour les blessés suivaient dans la même direction le long de laroute ; le bataillon Benz et la compagnie de cavalerie Hanliardtrestèrent dans la réserve ; le bataillon Zuppinger et la compa-gnie de carabiniers Kusler servaient d’escorte à l’artillerie ; lesbataillons Ginsberg et Hàusler, partagés en quatre demi-bataillons,marchaient sur la première ligne, précédés par des chaînes dechasseurs et de carabiniers; le demi-bataillon Fæsi de la deu-