Br'àndli, en lui donnant l’ordre de faire signifier par des par-lementaires au commandant des troupes ennemies stationnéesprès de Küssnacht qu’il eût à étaciier spontanément Küssnachls’il voulait éviter l’effusion du sang, puisque cette localité setrouvait placée sous le feu de ses canons. Le major d’artillerieNæff et la demi-brigade Meyer durent rester jusqu’à nouvelordre à Udligenschwyl pendant la marche sur Lucerne ; ilsavaient en outre reçu pour direction d’assister la brigade ltittersi elle avait besoin de leur secours dans leur entreprise surKüssnacht et Ober-Immensée,
Pendant que les divisions Ziegler et Grnür s’avançaient le25 contre Lucerne en suivant les deux rives de la Reuss etqu’elles s’emparaient des positions fortes près de Gislikon et deMeierskappel, l’aile droite de l’armée avait pris sa dernière po-tion en face de Lucerne et serrait la ville de près.
Nous avons suivi jusqu’à Kriens et Horw la marche de ladivision bernoise de réserve sous le commandement du colonel
m
Ochsenbein ; nous nous occuperons maintenant de la deuxièmedivision de l’armée (Burkhardl), qui se rattachait à la divisionOchsenbein. Le 22 novembre elle entra sur trois colonnes dansle canton de Lucerne, en passant par Zofingue , Langenlhal etHutlwyl. Après avoir débarassé la route de tous les arbres dontelle était jonchée et comblé les nombreux fossés creusés partout,elle arriva dans la soirée du même jour sur la ligne de Willisau et d’EUiswyl qui lui était assignée (*). Le lendemain la divisionse porta en avant sur deux colonnes, l’une par Grosswangen et Buttisholz sur Ilellbübl, l’autre par Menznau et VVohlhausensur Russvvyl et Hellbiihl. Celte division bivouaqua dans la nuitdu 25 près de Hellbiihl et sur le plateau situé près du Spitzhof.
(*) A son entrée dans le canton de Lucerne , la brigade Bontems futreçue avec joie par les habitants du village libéral de Reiden , quiarborèrent de petits drapeaux aux couleurs fédérales, saluèrentles confédérés comme leurs libérateurs et les logèrent et nourri-rent gratuitement dans quelques maisons. Les habitants comblèrenteux-mêmes les fossés profonds creusés au-dessus du village, etdans une demi-heure ils eurent déblayé, à l’aide de chevaux, le»troncs de chêne étendus au travers de la route.