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Mémoire sur les causes et sur les effets de la chaleur de la lumière et de l'électricité / par M. Seguin aîné
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est venu confirmer chez moi la justesse et la vérité des résultatsobtenus par les savants et zélés expérimentateurs qui étudientde leur côté ces intéressants phénomènes. Je me suis ainsiaffermi dans lidée que je cherche à faire prévaloir depuis si long-temps, parmi les savants, que toutes les apparences que présentecette série de phénomènes électriques sont la conséquence pureet simple de laction que les corps matériels exercent les unssur les autres à un état très-avancé de division, en vertu deVattraction newtonienne en raison directe des masses et réci-proque au carré des distances.

Je ne mattacherai pas à faire prévaloir mes opinions paraucune considération particulière, dans un si important sujet,parce que je ne pense pas quen pareille matière on puisse faireautre chose que dexposer les faits, en laissant à chacun le soinde les juger, après en avoir fait lexamen à sa manière.

Il ne faut pas oublier que cette opinion fut celle à laquellesattacha le grand Newton, quelle a été adoptée pàr notre célè-bre compatriote Biot , qui la développée dans son grand traité dephysique. Remplacée par celle des ondulations à laquelle ellesest substituée depuis lors et mise momentanément en oubli;elle vaut bien, sans doute, la peine dêtre reprise aujourdhuidevant lensemble de tant de phénomènes nouveaux quinavaient été ni observés, ni étudiés, parce que les faits sur les-quels ils reposent n'étaient pas connus.

On comprend quà une époque, lon était moins difficilequon ne lest aujourdhui pour créer des agents reposant surdes hypothèses dont on croyait avoir besoin pour expliquer desfaits qui sécartaient des idées reçues et acceptées alors, on aitfondé une théorie établie sur de vagues comparaisons, entre lemode de propagation du son et celui de la lumière. Ces idées,combinées avec les expériences qui avaient mis Newton sur lavoie de déterminer, par lobservation des anneaux colorés, leslimites de létendue entre lesquelles se produisent les diversescouleurs du spectre, amenèrent Fresnel et ensuite Ampère àétablir par des calculs analytiques qui rendaient compte, etallaient au-devant, dans le plus grand nombre des cas, de ce quelexpérience avait indiqué! Mais, on ne peut cependant discon-venir que lidée dune vibration qui a lieu dans un temps donnésur un espace dune, certaine étendue, nest pas nécessairementliée à la nature de limpression lumineuse qui en résulte surnotre œil ; et que cette impression peut être le résultat de toute