autre cause qui produit des effets dont les mêmes calculs peu-vent rendre compte. Il règne donc une première et très-grandeincertitude sur le principe fondamental qui sert de base à cemode d’envisager les faits.
Une seconde et plus grande incertitude encore, qui plane surle système des ondulations, est celle de la création gratuited’un être hypothétique que, sous le nom d’éther, on crutdevoir dépouiller de toutes les qualités qui constituent la ma-tière pour le faire régner, et étendre son empire, jusqu’auxlimites les plus reculées de l’espace où l’on a reconnu que sepropagent les phénomènes lumineux.
Et cependant c’est sur de pareilles données, dont la probabi-lité décroît nécessairement comme le produit des nombres quiexpriment leur incertitude, que furent basés les admirablescalculs établis par Fresnel et par Ampère , dont la justesse etla précision, complètement indépendantes des suppositionsqui leur servent de base, ont été cependant considérées jusqu’icicomme les seules preuves que les partisans des ondulationspussent produire et faire valoir en faveur de leur système.
La résolution de cette grave question se résume donc à savoirsi les calculs employés par la science pour déterminer les circons-tances dans lesquelles s’opèrent et s’accomplissent les diversphénomènes lumineux observés jusqu’ici, sont susceptibles d’êtreappliqués aussi à un mode d’envisager les faits qui vient seranger tout naturellement sous l’empire de la grande loi del’attraction qui régit tous les êtres dont l’existence à été cons-tatée par l’observation, reconnue par la science, et à laquellerien n’a échappé jusqu’ici.
II
Et je rappelerai tout d’abord, ainsi que je l’ai répété jusqu asatiété, dans toutes les circonstances où j’ai eu occasion de faireconnaître mon opinion à cet égard, qu’il est difficile, en présencede la corrélation et de la coïncidence qui existe entre les phé-nomènes qui se rapportent à la chaleur, la lumière, l’élec-tricité, le magnétisme et aux autres agents analogues, connusou inconnus, de ne pas reconnaître que tous ces phénomènesprocèdent d’une seule et même cause. Comment, en effet, enprésence des actions matérielles si puissantes que l’on constate