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les détails de questions dont la solution se trouvait liée à unefoule de circonstances particulières, représentées par des cons-tantes arbitraires qu’il était impossible de faire entrer dans leséquations, même souvent de prévoir l’existence, et dont l’absencecependant viciait tous les résultats.
Il est donc plus sage et plus rationnel, au lieu de développerune érudition superflue et inutile en pareille matière, de seborner à élucider synthétiquement les questions qui se ratta-chent à la solution de ces difficiles problèmes par des raisonne-ments simples, faciles et appréciables, même pour les espritsétrangers aux sciences exactes, mais doués, souvent au plushaut degré des facultés les plus élevées, et qui éprouvent unsentiment instinctif de répulsion qui les éloigne de la recherchede la vérité, toutes les fois qu’elle leur est présentée avec cetappareil de formules et ce cortège d’emblèmes algébriques quisont l’apanage d’une nature tout à fait exceptionnelle, indépen-dante de la justesse de l’esprit et de la sûreté du jugement. 11est plus sage enfin d’attendre que les circonstances qui accom-pagnent les phénomènes étudiés d’une manière plus complète,permettent de prévoir et calculer les résultats avec quelqueexactitude, et plus de chances de succès pour arriver à leur véri-table application.
Les molécules matérielles se trouvant à des distances les unesdes autres mathématiquement égales à l’origine du temps, aumoment où, commençant à obéir à leurs actions réciproques,elles se sont mises en mouvement pour se grouper vers leurcentre de gravité respectif, ont dû voyager ensemble et produiredes effets identiques partout où elles exerçaient leurs actions.Il en est résulté des combinaisons primitives similaires qui, ehs’unissant entre elles sous l’empire des mêmes lois, ont donnénaissance à des assemblages analogues aux cristaux dont uneobservation attentive nous a permis de découvrir la régularitédes formes, les propriétés et même, dans quelques cas, de déter-miner les lois qui avaient présidé à la constitution de certainsd’entre eux. Mais, ainsi que je l’ai déjà fait remarquer, à mesureque les molécules se sont mises en mouvement pour se grouperautour de leurs divers centres d’action, les distances qui lesséparaient ont éprouvé des variations dépendantes de la posi-tion qu’occupaient dans l’espace ces divers centres d’action ; ensorte que l’existence des agrégations secondaires a été caracté-risée par des différences qui en ont introduit à leur tour d’ana ■