— 72 —
porte quelle substance, lorsqu’on est parvenu à mettre ce mé-tal en contact immédiat avec ces corps, en fonction du diamètredes tubes ou de la distance qui sépare ces corps, ces élévationss’expliquent en observant que les molécules p. déterminent lesmolécules m, dont les agrégations constituent les corps à tousles états, à s’éloigner du centre de gravité et à se réunir pourformer une seule et môme masse avec ceux de ces corps euprésence desquels ils se trouvent. Ce sont ces mêmes actionsqui déterminent deux gouttes d’eau suffisamment rapprochées,deux petits corps flottant sur l’eau, à se réunir ; il est probableque ces mômes effets ont aussi lieu et se reproduisent dans lesondes fluides qui se traversent et se superposent mutuellementles unes les autres ; mais, comme elles sont généralement douéesd’un mouvement considérable de translation, ces mouvementsdoivent dominer ceux de la distension de manière à en rendreles effets insensibles et inappréciables.
Dans d’autres cas, comme celui de l’expérience de M. Bouti-gnv, qui a pour résultat de constater la persistance des glo-bules d’eau qui se maintiennent à l’état liquide dans une cap-sule de platine chauffée au rouge blanc, la vitesse des p. esttellement considérable que ces molécules traversent les systè-mes des m qui constituent les globules de l’eau, sans leur faireéprouver aucune action, parce qu’alorsles conditions de maximaqui sont de nature à déterminer les effets de la distension nese trouvent pas réalisées de manière à déterminer le phénomènede l’évaporation.
XXI.
Si l’on passe de ces considérations à celles qui se rapportentaux gaz, la réflexion amènera à constater que la distension sem-ble généralement agir sur ces corps, d’une manière d’autant plusforte et plus énergique, que les agrégations matérielles auxquellesces mômes corps doivent leur existence, sont moins liées entreelles, plus indépendantes, diffèrent davantage en densité et parleurs autres propriétés physiques les unes des autres. Ces pré-somptions sont fondées, et se trouvent étayées par ce fait, que ladistension, ou la chaleur si l’on veut, agit avec une grande éner-gie et exerce des actions que l’on peut considérer comme presqueindéfinies sur les gaz. Il est évident que la loi de la dilatation des