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plus considérables, nerfs, muscles, tendons, avec lesquels ils setrouvent en contact et partout enfin où l’organisation animale,tout entière, réclame le secours de ces agents pour lui apporterle mouvement et la vie. On sait que l’existence des corps orga -nisés est assujettie à des conditions de température restreintesdans des limites très-resserrées, et que les animaux'et les végé-taux périssent également ou par une trop grande chaleur oupar un trop grand froid incompatibles avec leurs diverses orga-nisations ; aussi la providence divine a-t-elle pourvu largementaux moyens de maintenir cet équilibre, en donnant à cette classed’êtres toute facilité de se débarrasser, par la transpiration, del’excès de chaleur dont sont affectés leurs organes, tout commeelle leur a donné un mode pour réparer avec la môme aisanceleurs pertes en mettant partout à leur portée des moyens d’éle-ver au besoin leur température. L’acte de nutrition qu’opère lesang, en cédant à l’organisation animale une partie des molé-cules matérielles et du mouvement qui constituent 'son exis-tence, détruit nécessairement l’équilibre qui existait entre lesprincipes constituants de ce fluide indispensable au maintiende la vie ; aussi cet équilibre vient-il se rétablir dans le cœuret le poumon, où le sang, mis en contact avec les substancespropres à sa régénération, puise les moyens de continuer cetacte indéfiniment.
Divers autres effets, quoique sous des formes différentes, sontaussi le résultat de l’accomplissement des mêmes lois, destinéesà maintenir l’équilibre qui tend toujours à s’établir entre laquantité de chaleur et de mouvement qui affecte tous lescorps. Ces effets, quoique produisant des résultats-dont les appa-rences paraissent souvent différer si essentiellement les unes desautres, se traduisent toujours en réalité par des transmissions dumouvement entre des substances pondérables, qui, tout en seprésentant sous les aspects les plus divers, rentrent cependanttous dans le même ordre de faits. C’est ainsi que des agréga-tions matérielles de divers volumes, de différentes formes, ani-mées de différentes vitesses venant à traverser les humeurs de1 œil parviennent à la rétine, et déterminent dans cet organe unensemble de conditions propres à procurer à nos yeux des sen-sations dont les résultats sont de nous faire apprécier les diffé-rentes couleurs du spectre. Et lorsque ces agrégations matériel-les atteignent, dans leur marche, d’autres parties de l’organisa-tion animale que les yeux, elles leur procurent les diverses