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fondées sur de vagues hypothèses dénuées de toute probabilitédont la seule et véritable est évidemment celle de l’action attrac-tive qui agit sur la matière à cet état.
Les modes suivant lesquels ces phénomènes se manifestent anos yeux, sont de même nature et tout à fait semblables à ceuxque nous provoquons, à l’aide des puissants appareils dont lascience dispose aujourd’hui, pour faire naître ces effluves for-midables, formées de molécules invisibles à nos yeux, maisdont le nombre, la densité et probablement d’autres propriétésqui nous sont inconnues, forment des masses considérables ;ces masses qui, animées de vitesses dont la perception dépassetoutes les limites de nos facultés et de notre intelligence, pro-duisent ces prodigieux effets qui viennent confondre et boule-verser toutes les notions du possible que l’esprit humain avaitpu jusqu’ici attribuer à la science humaine.
Ces mouvements de la matière existant dans tous les uni-vers créés, sont les moyens que Dieu a attribués aux moléculesqui la composent, pour donner à tous les êtres les formes etles aspects sous lesquels ils affectent nos sens. Les effluvesmatérielles qui sont les conséquences de ces mouvements secombinent, se substituent les unes aux autres dans les corpssolides, tout comme dans les liquides et les gaz. Il est impos-sible d’attribuer raisonnablement à aucune autre cause la for-mation et la cristallisation de la plupart des roches, celle desfilons métalliques, orientés le plus souvent dans le méridienmagnétique ; celle du diamant affectant les formes cristallinesles plus pures, les plus régulières, les plus parfaites, dans lacomposition duquel il n’entre d’autre substance que du car-bone pur à l’exclusion de tout autre corps connu et signalépar la science, et qui se trouve toujours placé au milieu d’autresminéraux dont l’existence et la composition sont entièrementétrangères à celles du corps d’élite auquel ils servent de man-teau. On peut y ajouter la formation des agates, des onyx quenous voyons, pour ainsi dire, naître et s’accroître sous nos yeux ;des cristaux qui tapissent l’intérieur des géodes et tous lesautres corps, constitués on non, que l’on voit dans la nature sesubstituer les uns aux autres.
Ce mode d’envisager les phénomènes fait disparaître biendes absurdités, bien des impossibilités, bien des disputes, biendes discussions inutiles sur les résultats desquelles on n’estpas plug avancé aujourd’hui que le premier jour où on les a