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constater que par des moyens spéciaux appropriés à ces sortesde recherches. Ces molécules et leurs agrégations, par suite deleur extrême rapprochement, se trouvent liées les unes auxautres par des attractions puissantes et invincibles et exercentleurs actions à de grandes distances, en entraînant celles de cesmolécules qui concourent avec elles à former les réseaux et lesatmosphères qui existent sous forme de magnétisme ou d’é-lectricité à la surface et à l’entour de tous les corps. Lesmasses de ces réseaux étant, à cause de l’extrême ténuité desmolécules qui les composent, complètement insensibles à tousles moyens que nous possédons pour les apprécier, ils ne serévèlent à nous, que par certaines manifestations d’une natureparticulière, étrangères à l’espèce de sensations que nous avonsl’habitude d’interroger pour nous mettre en rapport avec lesobjets extérieurs par l’intermédiaire de nos sens. Ces courantsou réseaux s’établissent en sens contraire, dans le même sens oudans toutes les directions, et avec toutes les vitesses possibles.Ils exécutent leurs mouvements indépendamment les uns desautres, de la même manière que les molécules matérielles lumi-neuses qui leur sont identiques et n’en diffèrent que par leurmode d’existence ; ces molécules se dirigeant toujours en lignedroite normalement, et dans la direction du rayon vecteur deslieux où existent les points ou bien les corps d’où elles émanent.
Ces phénomènes, qui ont quelque rapport avec la productionet la propagation des ondes sonores et la perception des sons, endiffèrent cependant essentiellement, en ce que les impressionslumineuses et électriques sont le résultat immédiat des mani-festations de la matière réduite à un état extrême de ténuité,tandis que le son est simplement le produit d’un mouvementtransmis de proche en proche à cette matière qui n’éprouveelle-même aucune translation, mais bien comme l’ont décrit asatiété les partisans de l’éther, qui ont si improprement confonduces deux ordres de phénomènes, un mouvement de vibration desparties de l’air sur elles-mêmes qui se propage par des ondesplus ou moins étendues de proche en proche dans l’espace, de-puis le point où se trouve placé le corps vibrant, jusqu’à celui oùil est perçu par ceux de nos sens destinés par la sagesse duCréateur à cet usage.
Ces ondes sonores ont une frappante analogie avec celles quiont lieu à la surface de l’eau, depuis les plus grandes lames quisillonnent les océans jusqu’aux plus légères rides, à peiu e