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RECHERCHES SUR LA DURETÉ DES CORPS.
qui l’a fourni. — Ce sont ces quotients qu’on trouvera dans latable qui va suivre, et ce sont eux qui, selon Muschenbroek,doivent mesurer la dureté des corps.
La difficulté principale, en admettant cette manière de défi-nir la dureté, consistait à rendre constants les chocs du corpsdestiné à frapper le coin.
Voici la disposition qui fut employée (Planche I, fig. 1): Al’extrémité d’un fil KA, était suspendue une boule d’ivoire A, quiétait élevée continuellement jusqu’à la règle fixe B, d’où aban-donnée, elle tombait avec la même vitesse, et de manière àfrapper toujours le coin CD avec la même force ; en G se trou-vait un parallélipipède de 100 livres, en plomb, qui était dénuéd’élasticité par sa nature même, et qui restait immobile enraison de sa masse; EF représente le parallélipipède qui devaitêtre coupé transversalement; CD est un coin en fer dont letranchant avait été rendu d’abord très-aigu, et dont les facesinclinées avaient été aplanies-et polies'; ce coin était soutenupar la main, de manière à ne pouvoir changer de directionpendant le choc; il s’appuyait d’ailleurs sur un plan par sapartie inférieure, et était toujours frappé de la même façonpar la boule A. — Lorsque Muschenbroek s’apercevait qu’aprèsun nombre entier de coups, il n’était plus nécessaire d’en em-ployer un semblable aux précédents, pour terminer la scission,la boule A était élevée à une hauteur plus faible que la hauteurprimitive; c’est de là que proviennent les décimales qu’onremarquera dans la table suivante.
Il arriva deux fois que le tranchant dût être aiguisé, ce quine pût avoir lieu sans le modifier un peu, et empêcha lesderniers essais de s’accorder parfaitement avec les premiers.Voici les résultats obtenus 1 2 :
1. L’angle dièdre du coin n’est pas indiqué en nombres dans le mémoire.
2. Ce passage est traduit presque textuellement du mémoire de M u 'schenbroek.