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RECHERCHES SUR LA DURETÉ DES CORPS.
Après avoir donné ce tableau, Muschenbroek ajoute que, sion se proposait d’étudier des corps aussi durs ou plus dursque l’acier, il faudrait employer un coin d’une antre matière;il doute que les corps très-fragiles, comme le verre et lescorps analogues, pussent être étudiés par cette méthode,parce qu’ils se divisent en plusieurs fragments lorsque le coinest poussé contre eux avec une certaine force, et il engageles physiciens à chercher une méthode plus générale et plusprécise que celle qu’il a essayée.
Je ferai au sujet de ces expériences, qui ont été le point dedépart de travaux que je signalerai plus loin, une double re-marque: la première est relative à la définition même de ladureté; la seconde concerne le mode d’expérimentation. —Sans doute quand on définit une propriété nouvelle des corps,on a la faculté de la formuler selon l’idée qu’on s’en fait; et ladéfinition doit., s’il est possible, aboutir à une déterminationnumérique de la propriété. — Sous ce rapport, je n’auraisaucune critique à adresser à la définition de Muschenbroek,si je ne pensais que, lorsqu’on définit une propriété, ilimporte de voir si elle n’est pas en relation avec d’autrespropriétés susceptibles de mesure; et s’il en est ainsi, il fau-dra, si je ne m’abuse, se placer dans des conditions tellesque l’on puisse espérer voir établir ultérieurement, dans lascience, les relations qui existent entre la propriété nouvelle-ment définie et les propriétés anciennement connues. Dans cebut, la définition devra se réduire à ses termes lès plus simples,et je ne pense pas que la définition de Muschenbroek réalisecette simplicité.
J’ai dit, en commençant cette étude, que la dureté des corps,telle qu’elle résulte des diverses définitions qui en ont étédonnées, dépend de la limite d’élasticité; je puis ajouter quel’importance des corps employés dans l’industrie dépendbeaucoup de la distance comprise entre ce coefficient et larésistance à la rupture. — Or la définition qui me paraît devoir