INTRODUCTION HISTORIQUE.
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«rayer la chaux carbonatée, telle est la chaux Ouatée; la qua-« trième, de ceux qui ne rayent pas même la chaux carbonatée,« telle est la chaux sulfatée.
«2° Par la percussion. — Les minéralogistes emploient«souvent celle du briquet, pour juger si le corps est du«nombre de ceux qui, dans ce cas, donnent des étincelles,«ou de ceux qui, étant moins durs, n’en laissent point aper-«cevoir. (La force de percussion qui fait naître l’étincelle,«étant proportionnelle, en partie, à la masse du corps cho-« quant, le choix du briquet détermine dans la partie moyenne«de la série des minéraux, considérés sous le rapport de la«dureté, une limite, passé laquelle, le caractère devient né-«gatif.) Parmi les premiers se trouvent le coryndon, le quartz,«la topaze, le feldspath, etc., et parmi les seconds, la chaux«phosphatée, la chaux fluatée, le mésotype, etc. On se sert«aussi de la percussion, par exemple de celle du marteau,«pour juger si un corps est difficile à bfiser, comme la va-«riété de coryndon qu’on appelle émeril, ou fragile comme la«chaux carbonatée, ou friable, c’est-à-dire susceptible de«s’égrener par un choc léger, comme la variété granulaire de«baryte sulfatée que l’on trouve en Piémont . La simple pres-« sion du doigt suffit même pour rompre l’adhérence des grains« dont elle est composée.
« J’observerai ici qu’il ne faut pas confondre les corps fra-«giles avec les corps tendres. Les premiers se prêtent plus«aisément à l’effet de la percussion pour les briser, et les se-«conds se laissent plus aisément entamer par un instrument qui«agit sur eux pour les rayer ou pour les gratter. Par exemple,«la baryte sulfatée est plus fragile que le mica; mais celui-ci« est plus tendre puisqu’il se laisse rayer par elle. »
J ai reproduit ce passage remarquable parce qu’on y trouvetidée de comparer les duretés des cristaux en les rayant lesuns par les autres et son emploi comme moyen de classification.