10 RECHERCHES SUR LA DURETÉ DES CORPS.
d. Très-tendre. — Rayé par l’ongle.
Gypse, argile durcie, cinabre, soufre natif, talc, graphite,craie, lithomarge.
Haüy a été plus explicite dans son Traité de minéralogie
On me permettra de citer intégralement le passage où ilparle de la dureté :
Cohésion.
« Cette qualité dépend de la force avec laquelle les molé-« cules du corps que l’on éprouve adhèrent les unes aux autres.
« Le caractère qui en résulte peut se manifester de plusieurs«manières que nous allons exposer successivement.
a. Cas où le corps résiste au changement do figure.
«Les molécules des corps qui sont compris dans ce cas«continuent d’adhérer entre elles et conservent leur arrange-« ment respectif, jusqu’à ce que leurs contacts se quittent, en« cédant à la force qui agit sur elles. La résistance que le corps« oppose à cette dernière force se nomme dureté. On peut« éprouver la dureté de deux manières :
« 1° Par le frottement. — On emploie ce moyen, soit en« faisant passer une lime sur les parties anguleuses d’un corps,« soit en essayant de rayer la surface de ce corps avec la pointe« d’une lame d’acier, ou d’en entamer les bords avec le tran-« chant de la lame.
«Une autre manière d’employer le frottement consiste à« faire passer les parties anguleuses d’un minéral sur la sur-«face d’un autre en appuyant le plus qu’il est possible. On« peut diviser les corps relativement à ce genre d’épreuves en«quatre sections. La première est composée de ceux qui,«comme le coryndon, rayent le quartz; la seconde, de ceux«qui sont seulement assez durs pour rayer le verre blanc; la«troisième, de ceux dont la dureté ne leur permet que de