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RECHERCHES SUR LA DURETÉ DES CORPS.
avoir indiqué la manière de construire les diamants de vitrier,l’auteur fait la remarque suivante : «C’est un fait singulier que«cette dureté relative du diamant, suivant ses diverses incli-«naisons. Un ouvrier expérimenté, dans le jugement duquel«j’ai beaucoup de confiance, m’a rapporté qu’il avait vu aigui-«ser un diamant pendant trois heures avec de la poudre de«diamant et sur une meule en fonte, sans qu’on lui fit éprou-«ver la moindre altération, tandis que ce même diamant, une«fois son plan d’inclinaison changé, par rapport à la surface«aiguisante, eut son arête affilée très-rapidement. »
J’arrive aux recherches de Mohs sur la dureté, et à l’échelleque le savant minéralogiste allemand a proposée et qui a étégénéralement adoptée.
Mohs consacre dans ses Éléments de minéralogie' un para-graphe fort important à la dureté qu’il définit: la résistancequ’opposent les minéraux à la séparation de leurs parties; ilappelle degré de la dureté la grandeur de cette résistance, etfait remarquer, qu’à défaut d’une mesure exacte, il a cherchéà comparer les duretés des minéraux avec la précision et lasûreté qu’exige l’étude du règne minéral.
On se convainc facilement de la différence de dureté dedeux minéraux, en cherchant à les rayer l’un par l’autre, eton dira, en général, qu’un minéral qui en raye un autre, etqui n’est pas rayé par lui, est le plus dur des deux.
En choisissant donc un nombre convenable de minérauxdont chacun raye le suivant sans en être rayé, et en parcou-rant d’ailleurs tous les degrés de la dureté, en espaçant, aussijudicieusement que faire se pourra, les types qu’on aura choi-sis, on formera une échelle qui pourra être d’une grande uti-lité à la minéralogie.
L’échelle proposée par Mohs se compose des dix termessuivants :