CHAPITRE HT.
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deux cents, il était indifférent qu’un des troisordres eût un nombre supérieur de députés, lesdélibérations se faisant par ordre, par bailliageou même par nation ; car c’était alors une des di-visions nominales de la France , comme celle desgouvernemens l’a été depuis. Les membres duparlement y assistaient individuellement dans letiers quand ils étaient élus. Le roi annonçaitdans les lettres de convocation l’objet de la tenuedes états ; il les séparait à sa volonté. 11 permettaitaux différens ordres et aux provinces qui avaient,presque toutes des états particuliers, de lui pré-senter leurs griefs, appelés doléances, dont le re-dressement était à sa disposition (i). Le clergéavait alors une grande considération , la noblesseune grande puissance, et le tiers-état, sans force ,suivait l’impulsion des deux premiers ordres.
Depuis les états de 1614, dont les parlemensavaient invoqué les formes et les principes, il nerestait aucun vestige de l’ancien gouvernement,et les parties élémentaires des états-généraux n’é-taient plus les mêmes. Dans le clergé , les évêqueselles abbés, élus autrefois par les membres de cecorps du consentement du peuple , et, depuis le
(1) On ne reconnaissait autrefois , aux états-généraux , que ledroit de remontrance et de supplication , le roi déférant, en touteautre matière que celle de l’impôt, à leurs demandes et à leursdoléances , selon les règles de sa prudence et de sa justice. (Voyezle président Hénault , Histoire chronologique de France .)
M. de B.
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