CHAPITRE VI.
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hommes, quon peut, avec raison, considérercomme les premiers agens de la révolution, qui,par leur concours fortuit, mais nécessaire pouren assurer le succès, en ont développé le germe,ont été dirigés dans leur conduite par des passionsou plutôt par des intérêts différens. Necler est leseul qui le fut par une ambition réfléchie, maismal calculée, ainsi qu’on a pu le remarquer. Leduc d’Orléans fut excité par un sentiment de ven-geance contre le roi, et particulièrement contre lareine, que ses amis, ou plutôt les personnes à quiil avait donné sa confiance, firent servir à leurambition personnelle. La Fayette n’était qu’unenthousiaste de la liberté, comme don Quichottel’était de la chevalerie errante, et son séjour enAmérique avait achevé de lui tourner la tête, ainsique la lecture des romans avait dérangé celle duchevalier espagnol . 11 n’avait d’autre ambition quede faire du bruit dans le monde , en soutenant etdéfendant la liberté des peuples contre les rois etles princes, qu’il prétendait être ses oppresseurs.
La destinée de La Fayette fut la même que celledes Gracques chez les Romains. Ils excitèrent destroubles et allumèrent le flambeau de la discordedans leur patrie; et ils furent les victimes de leurplébiscisme.
On me pardonnera cette longue 1 digression,pour peindre, sous leurs véritables traits, les troishommes qui ont le plus contribué à la révolution,et principalement le dernier, dont la conduite